Neutralité religieuse de l'État: Couillard trace une ligne rouge

«Je dis non à l'exclusion et non à... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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«Je dis non à l'exclusion et non à la discrimination», a déclaré mercredi le premier ministre du Québec Philippe Couillard.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Il est hors de question que le gouvernement interdise aux policiers et aux juges de pouvoir porter un signe religieux ostentatoire, réaffirme Philippe Couillard.

«Je vais le dire avec force tous les jours, s'il le faut. Je suis là pour défendre les libertés des Québécois et des Québécoises de toutes les origines et je dis non à l'exclusion et non à la discrimination.»

Le premier ministre dit s'appuyer sur les principes contenus dans les chartes québécoise et canadienne des droits et libertés de la personne.

Le projet de loi sur la neutralité religieuse de l'État que parrainera sa ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, énoncera que le «modèle québécois d'accueil et de vie commune» est fondé sur  l'«interculturalisme».

Il établira que les services publics doivent être donnés et reçus à «visage découvert», ce qui exclura donc le niqab et la burqa. C'est ce que prescrivait le projet de loi 94 présenté en 2010 par les libéraux de Jean Charest, un texte jamais adopté.

Un guide d'application sera par ailleurs produit afin d'offrir aux gestionnaires publics un outil censé leur permettre de statuer sur les demandes d'accommodements religieux.

Les libéraux ont aussi promis d'instaurer des mécanismes ayant l'ambition de lutter contre l'intégrisme religieux.

Legault s'insurge

Le chef de la Coalition avenir Québec s'insurge. François Legault voudrait que le gouvernement présente une législation interdisant «aux personnes qui sont en autorité, comme les policiers, les agents de la paix et les juges» de porter «une croix visible, un turban ou un voile». Il base sa demande sur le «consensus québécois».

Les caquistes préconisent qu'on interdise le port de signes religieux aux juges, aux policiers, aux procureurs de la Couronne, aux gardiens de prison, ainsi qu'aux enseignants des écoles primaires et secondaires du réseau public. Une position qu'ils jugent mitoyenne.

Le défunt projet de loi 60 du gouvernement de Pauline Marois visait plus large. Il prévoyait une interdiction générale du port de signes religieux ostentatoires dans toutes les entités liées à l'État québécois - des fonctionnaires du ministère des Finances aux infirmières oeuvrant dans les hôpitaux.

Report

Le projet de loi sur la neutralité religieuse de l'État devait être présenté cet automne, mais il ne le sera pas avant l'hiver.

Philippe Couillard a fait référence aux récents attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu et d'Ottawa pour justifier ce report.

«Dans le contexte actuel, avec les événements tragiques des dernières semaines qui ont meurtri une communauté de Québécois qui se sont sentis interpellés et stigmatisés à travers ces malheureux événements (...), il est préférable de ne pas ajouter à ça pour l'instant. Nous allons légiférer en temps requis.»

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