La rupture conjugale expliquée aux hommes en détresse

Pascale Piquet animera mercredi soir, à compter de... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Pascale Piquet animera mercredi soir, à compter de 19h30, la soirée d'ouverture du 4e forum de l'organisme Autonhommie de Québec qui vient en aide aux hommes en détresse.

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(Québec) «Il y a un déséquilibre au Québec. Les femmes ont été écrabouillées par le passé au Québec. Maintenant c'est l'inverse.»

Ces propos simples, mais provocateurs ne sont pas ceux d'un homme, mais d'une femme, Pascale Piquet. Elle est spécialiste en dépendance affective. Elle est aussi post maître en programmation neuro linguistique (PNL) qui offre des thérapies personnelles de courte durée.

Mme Piquet animera ce soir, à compter de 19h30, la soirée d'ouverture du 4e forum de l'organisme Autonhommie de Québec qui vient en aide aux hommes en détresse. Le thème est la face cache de la rupture conjugale et la masculinité. C'est sous forme d'une pièce de théâtre que le sujet sera abordé au pavillon Alphonse-Desjardins de l'Université Laval.

La pièce de théâtre apportera des réponses à plusieurs questions que les hommes se posent lors d'une rupture. On abordera les aspects juridiques, la santé mentale, la reconstruction après une rupture.

«On veut mettre en lumière la souffrance des hommes. La pièce, c'est l'histoire d'un homme qui s'est fait virer par sa femme, qui était pourvoyeur et qui ne comprend pas pourquoi elle l'a mis dehors. La rupture va engendrer, autant pour la femme, les mêmes conséquences au niveau professionnel et social. Il peut y avoir un repli dans la douleur, un état dépressif, parfois un abus d'alcool», a expliqué Mme Piquet.

Cette façon d'aborder la détresse des hommes ne vient pas cautionner des gestes violents. «La violence n'est pas du tout excusable. Elle est explicable, mais pas excusable. Et c'est toujours à la hauteur de la souffrance que ressent une personne. C'est ce qu'il faut comprendre», a-t-elle souligné. Mme Piquet a déjà posé des gestes violents lors de deux ruptures. «Je suis maintenant désactivée», a-t-elle dit en riant.

Par son expérience de conseillère, de coach, Mme Piquet a constaté que bien des hommes ne sont pas en mesure de faire face à une rupture. «J'ai le plus profond respect pour les hommes qui se retrouvent monoparentaux. J'ai vu des hommes complètement démolis dans mon bureau qui étaient assommés, déstabilisés, qui pleuraient, parce qu'ils ne savaient du tout comment faire les boîtes à lunch des enfants, comment entretenir une maison, s'occuper des enfants, faire les devoirs. Ils étaient complètement perdus», a-t-elle confié.

Mme Piquet est très fière d'être le porte-parole du groupe Autonhommie. «Ce que j'aime de ce groupe, c'est qu'il ne tape pas sur la tête des femmes. Ce n'est pas leur objectif. Au contraire, c'est de rabibocher les uns et les autres», a-t-elle dit.

Drames épouvantables

Dans son livre Le syndrome de Tarzan, elle se présente comme une «masculiniste qui défend les hommes contre les femmes dominatrices». L'auteur a vécu aussi des moments très difficiles lors de ruptures. Elle n'en garde pas toujours de mauvais souvenirs.

«J'ai vécu des drames épouvantables. C'est ce que je raconte avec humour dans mon livre. Et c'est ça qui m'a conduite aujourd'hui à être heureuse, équilibrée. La rupture, c'est une bénédiction. J'ai offert un bouquet de fleurs à la maîtresse de mon mari. Elle m'avait débarrassé d'un mari infidèle», a-t-elle raconté.

Elle aime taquiner les dominatrices. «Je leur dis: mesdames, vous voulez un caniche à la maison, mais quand un voisin vous a manqué de respect, il faut qu'il se transforme un pitbull. Bien il ne peut pas. Vous avez un caniche», a-t-elle dit dans un grand rire.

À son avis, bien des problèmes dans les couples sont attribuables à la dépendance affective et émotive. «Ça vient des carences dans l'enfance. Ça peut être un manque de reconnaissance, d'affection ou de protection de la part des parents. C'est ce qui va faire que la personne va être terrifiée de se retrouver seule», a-t-elle expliqué.

Mais il est possible de s'en sortir, a-t-elle ajouté. «Ça se déprogramme. On fonctionne avec nos souvenirs d'enfance et d'adulte. Si on change les souvenirs, on change les perceptions, les comportements, les croyances», a avancé l'experte en PNL.

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