Le Centre jeunesse du Bas-Saint-Laurent lourdement blâmé

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Les dossiers de 19 familles d'accueil et de 18 enfants couvrant la période de 2010 à 2013 ont été passés au peigne fin.

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Carl Thériault

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) Le Centre jeunesse du Bas-Saint-Laurent (CJBSL) est lourdement blâmé par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, après que celle-ci a constaté des «écarts importants entre les normes et les standards de pratique reconnus et ceux du CJBSL», suite à l'étude des dossiers de 19 familles d'accueil et de 18 enfants couvrant la période de 2010 à 2013.

Le CJBSL accueille favorablement le rapport d'enquête, mais souligne que les droits des enfants, dont la situation a été revue par la Commission, n'ont pas été lésés, même si le rapport «met en lumière certains correctifs à apporter au plan de la collaboration et de la coordination entre les interventions.»

«On n'a jamais mis en danger des enfants et la commission le dit. Ce ne sont jamais des situations faciles dans notre domaine, ce n'est pas une science exacte. On peut toujours progresser, améliorer nos compétences, et c'est pour ça que nous avons mis en place de la formation en continu», a précisé Éric Saint-Laurent, directeur de la protection de la jeunesse.

Aucun mouvement de départ

«Le rapport de la commission des droits n'a pas entraîné de mouvement de départ dans notre personnel. Des mesures ont déjà été prises depuis mars 2013 suite à une enquête indépendante sur un père d'accueil. Il y a une recommandation de voir les enfants seuls dans le milieu et sur la coordination entre le personnel. Pour le reste, les choses sont bien sur les rails, dont le suivi de la qualité des services aux enfants dans les familles d'accueil, les mécanismes pour faire face à des conduites inacceptables dans des familles d'accueil, la formation de notre personnel, et s'assurer que nos procédures soient vraiment appliquées», explique Anne Duret, directrice générale du CJBSL.

En mars 2013, le CJBSL avait fait en conférence de presse son mea culpa, à la suite d'une enquête externe indépendante dans l'affaire Langis Malenfant, responsable d'une famille d'accueil à Sainte-Françoise dans le Bas-Saint-Laurent trouvé coupable d'avoir violenté deux enfants de 8 et 10 ans entre 2001 et 2005. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Bas-Saint-Laurent avait retiré, dans un premier temps, le permis à cette famille d'accueil pour ensuite le lui remettre. Les événements pour lesquels Langis Malenfant avait été reconnu coupable sont survenus après la remise du permis.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a émis une douzaine de recommandations tant à la DPJ qu'au CJBSL et au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), dont celle, pour la DPJ, de respecter l'obligation d'effectuer des visites dans le milieu de vie de l'enfant le plus souvent possible, ainsi que l'obligation de rencontrer l'enfant seul, dans certaines circonstances.»

«Nous nous assurerons que nos recommandations soient mises en oeuvre», a précisé Camil Picard, vice-président de la Commission, responsable du mandat jeunesse.

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