Jour du Souvenir: cérémonie empreinte d'émotion à Ottawa

  • Plusieurs milliers de personnes se sont réunis à Ottawa. (PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS)

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    Plusieurs milliers de personnes se sont réunis à Ottawa.

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  • Les vétérans ont pris part aux cérémonies à Ottawa. (PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE)

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    Les vétérans ont pris part aux cérémonies à Ottawa.

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  • À Londres, les gens se sont recueillis devant l'installation de coquelicots en céramique de l'artiste Paul Cummins. (PHOTO MATT DUNHAM, ASSOCIATED PRESS)

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    À Londres, les gens se sont recueillis devant l'installation de coquelicots en céramique de l'artiste Paul Cummins.

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  • Des soldats canadiens sont présents à Vimy, en France. (PHOTO REUTERS)

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    Des soldats canadiens sont présents à Vimy, en France.

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  • Les Forces canadiennes participent aux commémorations au Koweit. (PHOTO REUTERS)

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    Les Forces canadiennes participent aux commémorations au Koweit.

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  • Les célébrations à Toronto. (PHOTO NATHAN DENETTE, LA PRESSE CANADIENNE)

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    Les célébrations à Toronto.

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  • L'oeuvre de Paul Cimmins, composées de milliers de coquelicots. (PHOTO MATT DUNHAM, ASSOCIATED PRESS)

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    L'oeuvre de Paul Cimmins, composées de milliers de coquelicots.

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  • Le vétéran de la Deuxième guerre mondiale, William Perrin, aux cérémonies d'Ottawa. (PHOTO JUSTIN TANG, LA PRESSE CANADIENNE)

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    Le vétéran de la Deuxième guerre mondiale, William Perrin, aux cérémonies d'Ottawa.

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Mélanie Marquis, Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Ottawa

Les cornemuses et les salves de canon avaient une résonance particulière à Ottawa, mardi, en ce jour du Souvenir qui survenait dans la foulée de l'assassinat de deux militaires.

Une foule imposante évaluée à environ 50 000 personnes par le Service de police d'Ottawa s'est massée sous un soleil radieux - et sous haute surveillance policière - dans les rues jouxtant le Monument commémoratif de guerre du Canada.

Le monument de granit, avec ses statues de bronze, est traditionnellement au centre des cérémonies du jour du Souvenir dans la capitale fédérale depuis son inauguration par le roi George VI et la reine Élizabeth en 1939.

Mais cette année, le fait de se recueillir à cet endroit revêtait une signification toute particulière, puisque c'est là que le caporal Nathan Cirillo a été froidement abattu, le 22 octobre dernier, alors qu'il montait la garde.

Beaucoup avaient ainsi dans leurs pensées le caporal Cirillo et l'adjudant Patrice Vincent, qui avait été happé mortellement deux jours auparavant, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le premier ministre Stephen Harper était de ceux-là.

Par voie de communiqué, il a déclaré que ces attaques contre les deux militaires «ciblés simplement parce qu'ils portaient fièrement leur uniforme» ne faisaient «qu'affermir la détermination du Canada à continuer à se battre contre ceux qui voudraient nous nier nos droits et libertés et qui font preuve du plus grand mépris pour la vie humaine».

Le gouverneur général du Canada, David Johnston, a fait référence au caporal Cirillo dans son discours, rappelant que le monument - qui est aussi la tombe du Soldat inconnu - a été érigé pour donner suite à la promesse des Canadiens «de ne jamais oublier».

«Nous monterons la garde pour (le soldat inconnu) et tous les autres, comme l'a fait Nathan Cirillo, qui les a maintenant rejoints», a-t-il déclaré sous le regard du premier ministre Harper, de son épouse Laureen et de la princesse Anne, en visite officielle au pays.

La cohabitation désormais symbolique entre les deux soldats a été soulignée par Jerry Kovacs, de l'Association canadienne de défense des anciens combattants.

«Il y a ici la tombe du Soldat inconnu, mais c'est aussi devenu l'endroit où tous les Canadiens ont appris qui était le caporal Cirillo. Le lien est intéressant», a-t-il illustré.

Comme chaque année, de nombreux anciens combattants de tous âges étaient présents autour du monument, à proximité de la colline du Parlement.

Les rues du centre-ville étaient elles aussi bondées - d'après le porte-parole du Service de police d'Ottawa, Charles Benoit, il y avait facilement entre 20 000 et 25 000 personnes de plus que les années précédentes.

«On est venus avec les enfants; on les a sortis de l'école spécialement pour ça aujourd'hui. Ça fait partie de nos traditions annuelles», a confié Mireille Dufour, qui avait fait le voyage depuis Montréal.

«Disons qu'avec les récents événements malheureux qui sont arrivés, c'est sûr qu'on voulait témoigner notre sympathie envers les familles des deux soldats décédés», a-t-elle ajouté.

La cérémonie s'est déroulée sous haute surveillance policière en raison des tragiques événements survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa dans la semaine du 20 octobre.

Les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les policiers étaient omniprésents, et des tireurs d'élite étaient visibles sur les toits de quelques édifices.

La cérémonie de mardi marquait également la nouvelle consécration du Monument commémoratif de guerre.

Deux inscriptions ont été ajoutées sur la façade du socle de granite pour rappeler la mission en Afghanistan et la participation du pays à la Guerre des Boers, en Afrique du Sud, de 1899 à 1902.

La Légion royale canadienne a soulevé des objections concernant une telle consécration au cours des derniers jours.

L'organisation a plaidé que l'ajout des dates de ces conflits armés ne tenait pas compte des sacrifices de ceux qui ont servi dans des pays comme le Rwanda, la Bosnie ou Haïti, ou ceux d'autres membres des Forces armées ayant perdu la vie au cours d'autres opérations.

Le chef libéral Justin Trudeau, qui était présent à la cérémonie, a préféré ne pas se commettre dans ce dossier.

«C'est Ottawa, il va souvent y avoir de la controverse. Je préfère me concentrer sur le jour du Souvenir plutôt que de faire de la politique», a-t-il simplement laissé tomber.

Jour du Souvenir férié au Québec?

Du côté de Québec, la cérémonie se déroulait aussi sous la protection d'un dispositif de sécurité déployé autour du monument de la croix du sacrifice, à l'entrée des plaines d'Abraham.

Des policiers en uniforme de l'escouade tactique montaient notamment la garde sur les fortifications du Vieux-Québec, en face de l'Assemblée nationale.

Après la cérémonie, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, a affirmé qu'il était prêt à travailler pour que le jour du Souvenir soit férié au Québec, comme c'est le cas également dans la fonction publique fédérale et dans certaines provinces.

«Je souhaite que le 11 novembre on prenne une pause comme nation pour apprécier nos valeurs, notre liberté, notre démocratie et aussi pour exprimer notre reconnaissance», a-t-il dit aux journalistes.

M. Blaney a expliqué que les récents événements qui ont secoué Ottawa, où un attentat a causé la mort d'un militaire, constituent une raison de plus d'être reconnaissant envers les militaires.

«On est extrêmement reconnaissants envers les gens qui nous protègent», a-t-il dit.

Présent à la cérémonie, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré ensuite qu'il analysera la possibilité de faire du jour du Souvenir une journée fériée à la lumière des considérations économiques et symboliques.

«On a entendu cette recommandation, on va l'analyser fortement, a-t-il dit. Tout cela a des conséquences économiques importantes. Par contre le symbole est majeur. Je le ressens chaque 11 novembre. On va en discuter avec le gouvernement fédéral, consulter également la société civile.»

Ailleurs au pays

Des cérémonies de commémoration ont eu lieu aux quatre coins du pays en ce 96e jour du Souvenir.

Environ 1000 personnes se sont rassemblées du côté de Saint-Jean-sur-Richelieu, où l'adjudant Patrice Vincent a été happé mortellement par un jeune homme «radicalisé» le 20 octobre dernier.

Le maire de la municipalité, Michel Fecteau, a affirmé que la cérémonie avait quelque chose de particulier cette année en raison de ce tragique événement et assuré que jamais cela ne tomberait dans l'oubli.

À Hamilton, ville natale du caporal Nathan Cirillo, la foule était plus nombreuse qu'à l'accoutumée.

Et dans la foulée de la mort tragique du jeune homme de 24 ans, le jour du Souvenir risque de prendre un nouveau sens aux yeux de certains, selon le lieutenant-colonel Rick Bialachowski.

«En grandissant, j'assistais aux cérémonies du jour du Souvenir pour mon père, mais je pense que je ne saisissais pas véritablement ce que voulait dire le jour du Souvenir», a relaté le militaire.

«Je crois que désormais, beaucoup de monde peut associer un nom à ce que signifie le jour du Souvenir», a-t-il suggéré.

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