Les héros honorés

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En mars dernier, Ghislain Aubé a subi une attaque cardiaque après une partie de hockey. S'il est encore en vie, c'est grâce à Jean-Guy Roy et Yannick Cimon Mattar, dont la bravoure et le sang froid ont été honorés samedi au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Ghislain Aubé, 63 ans, a longtemps demandé au propriétaire de l'aréna de Saint-Étienne-de-Lauzon d'y installer un défibrillateur. «Ça vaudrait la peine, parce qu'il commence à y avoir du monde plus âgé qui joue au hockey», plaidait le pompier retraité de la raffinerie Jean-Gaulin à Saint-Romuald.

Jamais il n'aurait cru qu'il en serait le premier utilisateur. En mars dernier, Ghislain Aubé a subi une attaque cardiaque après une partie de hockey. S'il est encore en vie, c'est grâce à Jean-Guy Roy et Yannick Cimon Mattar, dont la bravoure et le sang froid ont été honorés samedi au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Le premier est un partenaire de jeu de M. Aubé, qui a tout de suite vu qu'il n'allait pas bien lorsqu'ils ont regagné le vestiaire. Le deuxième s'apprêtait à sauter sur la glace quand il a vu un homme paniqué brandir le défibrillateur en cherchant une personne capable de l'utiliser.

Lorsqu'il est arrivé dans le vestiaire avec l'appareil, Yannick Cimon Mattar dit avoir été touché par l'esprit d'équipe qui accompagnait les tentatives de réanimation. «Ça avait l'air d'être sur un banc de hockey. Tout le monde criait «Envoye Ghislain, t'es capable!» se remémore le trentenaire qui avait suivi sa formation sur la défibrillation externe autorisée (DEA).

M. Mattar tente de minimiser son rôle en parlant de Jean-Guy Roy comme du «vrai héros», qui a pris en main les manoeuvres de réanimation.

M. Roy attribue quant à lui tout le mérite au défibrillateur. «On a suivi ses ordres. On a donné trois décharges et, après, Ghislain a repris conscience», relate-t-il.

Un baume

Jean-Guy Roy avait tout de même une pensée particulière en recevant la mention d'honneur, samedi. C'est qu'il y a 20 ans, il avait aussi dû secourir un collègue de travail, qui a malheureusement succombé à son arrêt cardiaque. «Il n'y avait pas de défibrillateur dans ce temps-là», glisse M. Roy.

D'être honoré pour un deuxième sauvetage est en quelque sorte venu mettre un baume sur le sentiment d'avoir failli à sa tâche lors du premier, exprime-t-il.

Jean-Guy Roy dit avoir vécu de grandes «émotions» avec Ghislain Aubé lors de leurs retrouvailles après le sauvetage. «Elles vont être là encore longtemps», ajoute-t-il. 

Quant à M. Aubé, il est en pleine forme depuis qu'on lui a posé un cardiostimulateur et il attend toujours le signal de son médecin pour reprendre les parties de hockey amicales.

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Richard Djene a sauvé un garçon de huit ans de la noyade. 

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«Nous avons fait ce que nous avions à faire»

Richard Djene parle de son acte de bravoure comme d'un «devoir» de citoyen. Le Camerounais d'origine a sauvé un garçon de huit ans qui aurait bien pu mourir noyé lors d'une fête familiale à laquelle il prenait part. 

C'était le 17 août 2013, à Saint-Roch-de-Richelieu, en Montérégie. Richard Djene se souvient qu'ils étaient plusieurs adultes sur le bord de la piscine à regarder les enfants se baigner, pendant qu'on s'affairait à préparer le BBQ. La surveillance n'a pas empêché qu'une quasi-noyade se produise. L'homme de Longueuil a vu qu'un enfant ne bougeait plus au fond de la piscine. Il s'est alors précipité dans l'eau, tout habillé, pour sortir le garçon. 

«S'il était resté encore une minute de plus, il serait mort», dit-il. Heureusement, les ambulanciers sont arrivés très vite, «au bon moment», souligne M. Djene. Aujourd'hui, l'enfant est en parfaite santé, selon les dernières informations reçues par son sauveteur. 

Même s'il reconnaît avoir été valeureux en sortant le jeune de la piscine, Richard Djene reste humble. Il s'en remet à une citation biblique qu'il se souvient d'avoir appris au Cameroun : «Serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous avions à faire.»

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Frédéric Parent et Émilie Haman ont sauvé un jeune homme qui avait subi un arrêt cardiaque. 

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Sauvetage au gym

Il y a un an, un jeune de 17 ans était foudroyé par un arrêt cardiaque alors qu'il courait sur un tapis roulant d'un centre de conditionnement de Beauport. C'était en fin de soirée, alors que tout le monde avait son entraînement dans le corps. Mais le personnel du centre avait encore tous ses réflexes et a secouru le jeune homme en moins de deux. Frédéric Parent et Émilie Haman, deux instructeurs alors en poste, ont accouru pour aider le jeune, qui a été réanimé à l'aide d'un défibrillateur. Si son pouls est revenu à la normale, il n'avait toujours pas repris conscience à son départ avec les ambulanciers, se souviennent M. Parent et Mme Haman. Ceux-ci venaient pourtant de sauver la vie au jeune homme qui n'a qu'une seule «séquelle», celle d'avoir maintenant au coeur un stimulateur cardiaque.

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