Népal: François-Guy Thivierge entre colère et incompréhension

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François-Guy Thivierge

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(Québec) «J'ai de la misère à comprendre pourquoi après une si grosse tempête, plus de 200 personnes marchaient dans la montagne.»

L'alpiniste François-Guy Thivierge s'est dit «choqué» et «attristé» d'apprendre qu'au moins 27 personnes, dont 4 Canadiens, avaient perdu la vie dans des avalanches survenues mercredi dans la région du Naär-Phu, au Népal. Des dizaines d'autres personnes, y compris trois Québécoises, sont portées disparues.

Le passage d'un typhon a provoqué un puissant blizzard laissant près de 90 centimètres de neige dans cette région népalaise, contribuant à la formation d'avalanches. Personne ne semble avoir averti les voyageurs que le mauvais temps était sur le point de frapper.

«Du laisser-aller»

Ayant réalisé l'ascension du mont Everest, le plus haut sommet de la chaîne de montagnes Himalaya, M. Thivierge estime qu'il aurait fallu attendre au moins deux ou trois jours avant de reprendre l'itinéraire, aux vues des conditions climatiques extrêmes qui pointaient à l'horizon. «C'est épouvantable», a-t-il pesté. «Il y a eu du laisser-aller quelque part.»

Selon le réputé grimpeur, le Népal ne possède pas les systèmes d'alerte dont disposent les gardes de haute montagne de régions mieux organisées comme les Alpes suisses ou les Rocheuses canadiennes. «Je suis un peu fâché. Ça me fâche d'être obligé de rappeler aux gens que quand tu pars des pays comme le Népal, ils n'ont pas les informations pour dire aux gens: "Regardez, il y a un risque d'avalanche."»

Pourtant peu propices aux avalanches en cette période de l'année - la meilleure pour faire de la randonnée au Népal selon M. Thivierge -, les chutes de neige ont créé un risque évident. «Il y a tellement eu de neige.»

Il convient cependant qu'il est rare que des avalanches menacent des amateurs de trekking, marchant à flanc de montagne à des altitudes inférieures à celles des alpinistes. Mais pas de doute pour lui qu'un événement climatique comme un typhon présentait un danger.

M. Thivierge conclut en lançant un message aux adeptes du tourisme d'aventures, soit que le risque zéro n'existe pas, et ce, même si un voyage est offert en tout inclus. «Les montagnes Annapurna, dans cette région-là, ont toutes des grandes pentes de neige, c'est vraiment très aventureux de s'en aller là. Même si on a l'impression dans un voyage tout inclus, y'a un risque que les gens doivent avoir à l'esprit. Ce n'est pas aseptisé comme expédition. Ça prend une belle préparation.»

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