Tempête au Népal: au mauvais endroit, au mauvais moment

Geneviève Adam, 33 ans, de Québec, s'est retrouvée... (Photo tirée de Facebook)

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Geneviève Adam, 33 ans, de Québec, s'est retrouvée dans la trajectoire d'une des avalanches qui se sont abattues dans les falaises de l'Himalaya et causées par le passage du typhon Hudhud.

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(Québec) Geneviève Adam, une infirmière de Québec, s'est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment, mercredi, lorsqu'une avalanche l'a emportée dans les montagnes de l'Himalaya, au Népal.

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La femme de 33 ans s'est retrouvée dans la trajectoire d'une des avalanches qui se sont abattues dans les falaises de l'Himalaya, causées par le passage du typhon Hudhud, mercredi.

Elle marchait en compagnie de six autres personnes dans un sentier de la région de Phu, un village népalais situé près des sommets Annapurna, dans le district de Manang, lorsqu'une avalanche a frappé sournoisement en milieu de randonnée, vers midi.

Selon François Adam, l'oncle de la jeune infirmière à l'emploi du CLSC La Source dans Charlesbourg, Geneviève Adam a été projetée sous la force de l'impact et s'est retrouvée ensevelie sous plusieurs mètres de neige, tout comme deux autres membres de son groupe. «Elle était directement dans la ligne de l'avalanche», a-t-il dit jeudi, joint par Le Soleil. Ce dernier s'est fait le porte-parole de la famille et a obtenu les informations de son frère, le père de la disparue. Le paternel était d'ailleurs en direction du Népal, jeudi.

Dans un témoignage diffusé à Radio-Canada, Sonia Lévêque, membre du groupe ayant survécu à l'avalanche, a affirmé que près de 20 mètres de neige recouvraient le sol après l'avalanche. Les survivants n'ont pu, a-t-elle dit, secourir leurs collègues pour des raisons de sécurité. Mme Lévêque et son mari se sont réfugiés dans une cabane située à bonne distance.

Les proches de Geneviève Adam ne se faisaient pas trop d'illusions, jeudi, et se disaient conscients que les chances de survie de leur protégée étaient minces. «À moins qu'il arrive un miracle... mais ça ne regarde pas bien», a admis François Adam. Pour lui, le tragique événement est un coup du sort imprévisible. «C'est une malchance. Ce n'est pas une saison pour des avalanches. C'est tout simplement la nature... Sur le coup, on ne croit pas ça», a-t-il soufflé.

«J'espère pouvoir te revoir»

Sur la page Facebook de la femme, les condoléances se mêlaient à des messages d'espoir. «Chère Geneviève, comme ça me fait de la peine ce matin d'apprendre ça. Nous avons joué tous les jours ensemble durant notre jeunesse. J'aurais aimé te revoir... j'espère pouvoir te revoir», a écrit une amie.

Geneviève Adam n'en était pas à son premier périple en montagnes, selon son oncle. Visiblement une adepte du tourisme d'aventure, elle avait visité le réputé mont Kilimandjaro l'an dernier.

«C'était quelqu'un qui aimait beaucoup la vie, elle avait le sens de l'humour. Elle était en forme, faisait de l'exercice, souvent des voyages seule [ou] avec des amis, et celui-là, c'était le summum de ce qu'elle voulait faire pour l'aventure», a déclaré son amie Camille Watters, dans une entrevue à Radio-Canada.

Outre Geneviève Adam, Sylvie Marois, guide de montagne pour l'agence de voyages Terra Ultima, avec qui le groupe de Québécois a fait affaire, a aussi disparu. Une troisième Québécoise non identifiée, âgée de 59 ans, manque également à l'appel. Les trois autres membres du groupe ont été secourus, puis transportés à Katmandou, capitale du Népal, située à plus de 280 kilomètres de la zone d'avalanche.

Terra Ultima ainsi que le ministère des Affaires étrangères du Canada ont chacun dépêché un représentant à Katmandou pour prêter main-forte aux rescapés et aux proches des disparus.

Avalanche meurtrière au Népal

Petit miracle

Dans toute cette tragédie, un petit miracle est survenu jeudi matin. Deux résidentes d'Ottawa portées disparues mercredi ont refait surface sur les réseaux sociaux. Virginia Schwartz a publié un message sur son compte Facebook pour confirmer à tous qu'elle et son amie, Jane Van Criekingen, étaient saines et sauves. «Merci à tous pour les bons mots et les prières. Nous marchons hors de la zone de danger d'avalanche», a-t-elle écrit.

Le bilan est par ailleurs passé de 12 à 27 morts en 24 heures. Au moins quatre Canadiens figurent parmi les victimes. Il était impossible, jeudi, de confirmer si les trois Québécoises disparues faisaient partie de ces quatre décès rapportés. Les autres victimes sont slovaques, polonaises, israéliennes ou indiennes. 

Les recherches se sont poursuivies jeudi, mais se sont arrêtées en fin de journée, la visibilité étant réduite par le mauvais temps. Des troupes au sol et des hélicoptères poursuivront leurs efforts aujourd'hui. Plus de 150 personnes ont été secourues depuis le drame dans la région du mont Annapurna.   Avec La Presse, AP et La Presse Canadienne 

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