41 % des locataires de Sainte-Foy-Sillery en difficultés financières, selon une étude

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(Québec) Plus du tiers des locataires installés à Sillery et à Sainte-Foy tirent le diable par la queue, selon le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). La nouvelle étude du groupe révèle également que ce sont les étudiants qui sont les plus touchés par le prix élevé des loyers.

Les données dévoilées lundi matin par le FRAPRU, tirées de l'Enquête nationale auprès des ménages de Statistique Canada et datant de 2011, indiquent que 41 % des locataires de ces quartiers consacrent plus d'argent que la norme, soit 30 % de leurs revenus, pour avoir un toit sur la tête contrairement à 2006, où ils étaient 37,7 %. 

De plus, environ un ménage sur cinq allouait en 2011 jusqu'à la moitié de son budget à son loyer et un peu plus d'un sur dix, jusqu'à 80 %. Ce dernier pourcentage a d'ailleurs connu un bond important en cinq ans, ce qui inquiète le FRAPRU.

«Ça veut dire que c'est autant de personnes qui ont moins d'argent dans leur poche pour payer toutes les autres factures comme celle de l'épicerie. Ce sont des gens qui sont en situation de survie», indique l'organisatrice du groupe à Québec, Véronique Laflamme.

Plus grave encore, selon elle, les revenus des locataires de l'arrondissement, déjà plus bas que ceux de l'ensemble de la Ville de Québec, n'ont pas suivi l'augmentation du prix des logis. Conséquence, nombre d'entre eux se trouvent en «grande difficulté». 

Les 15 à 24 ans qui s'installent dans ces quartiers situés à proximité des établissements scolaires comme l'Université Laval sont particulièrement vulnérables puisque leur gagne-pain n'augmente pas beaucoup. Dans cette tranche d'âge, ce sont près de 60 % des ménages qui paient un peu moins du tiers de leur revenu en loyer. 

«Et ce n'est pas en pelletant le problème dans un autre quartier que ça va régler la situation», souligne la présidente de la Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), Caroline Aubry. Selon elle, les étudiants doivent avoir des logements abordables à proximité de leur lieu d'étude afin d'économiser temps et argent pour s'y rendre. 

Par ailleurs, depuis trois ans, il se serait construit six fois plus de condos que de logements à louer sur un vaste territoire comprenant Sainte-Foy et Sillery, mais aussi Cap-Rouge et Saint-Augustin. Selon le FRAPRU et la CADEUL, il faut absolument renverser cette tendance à l'embourgeoisement dans ce secteur en faisant davantage de place aux logements sociaux.  

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