Vigile à Québec pour les meurtres de femmes autochtones

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Vigile de Québec

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(Québec) Plus de 200 personnes ont pris part samedi à une vigile à la place D'Youville pour réclamer une enquête publique sur les nombreux cas d'assassinat et de disparition de femmes autochtones. Un signe que la mobilisation prend de l'ampleur, selon la militante Michèle Audette.

La présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada a choisi d'être de la vigile organisée à Québec, alors que d'autres cérémonies de rituels et de chants se tenaient à Montréal et Sherbrooke.

En l'espace d'un an, le mouvement de vigiles est passé de 2 à 30 villes participantes au Québec, a souligné Michèle Audette au Soleil. La preuve, selon elle, que le sort des femmes autochtones préoccupe de plus en plus de gens.

Les vigiles organisées partout au pays sont venues appuyer la lutte de plusieurs organisations qui réclament la mise sur pied d'une commission nationale d'enquête pour éclaircir les 1200 cas de disparition ou d'assassinat de femmes autochtones depuis 1980 au Canada. Ce que refuse de faire le gouvernement Harper.

«Mille deux cents femmes à travers le Canada, ça n'a pas l'air beaucoup, mais c'est comme si, au Québec, il y avait eu 30 000 femmes disparues ou assassinées, desquelles on ne se préoccuperait pas», a illustré la députée de Québec solidaire Manon Massé, qui était également présente à la vigile de Québec.

La population québécoise «n'aurait pas attendu d'avoir 30 000 victimes et aurait agi avant», estime la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

«On ne se préoccupe pas de la disparition de nos soeurs. Il y a là une partie du peuple des Premières Nations qui sont traitées comme des moins que rien», a-t-elle déploré.

Manon Massé croit que le gouvernement fédéral doit non seulement déclencher une commission d'enquête publique sur les violences faites aux femmes autochtones, mais également débloquer des fonds pour un plan d'action qui serait élaboré avec les différents peuples autochtones du Canada. «Ces gens-là savent ce qui est bon pour eux», insiste la solidaire.

Michèle Audette a tenu à remercier les hommes qui s'étaient déplacés samedi à la place D'Youville pour appuyer le combat des femmes autochtones et non autochtones. «Il en manque juste un! Harper!», a-t-elle scandé.

La solution : «un nouveau gouvernement»

Aux yeux de Michèle Audette, une enquête nationale sur le sort des femmes autochtones passe par un «nouveau gouvernement» et non par celui de Stephen Harper. La militante ne cache pas qu'elle tentera de représenter le Parti libéral du Canada aux élections fédérales de 2015 - dans la circonscription de Manicouagan - et que la formation de Justin Trudeau lui semble la solution pour redresser les iniquités faites aux femmes autochtones. Si Stephen Harper cédait à la pression sociale et créait une commission nationale d'enquête, Michèle Audette serait loin de crier victoire. «J'aurais peur qu'il manipule le système pour bien paraître», laisse-t-elle tomber. «Je pense que l'enquête est primordiale, mais dans un nouveau gouvernement dans lequel on va mettre au coeur les familles touchées par ça, les différents paliers de gouvernement et des associations qui font partie du problème et de la solution», complète Mme Audette.

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