L'interdit sur les signes religieux élargi aux députés du Salon bleu

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Les députés qui siègent au Salon bleu ne devraient pas être autorisés à porter des signes religieux ostentatoires, propose le Parti québécois à son conseil national, dimanche, selon une résolution que Pauline Marois a tenu à défendre elle-même.

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(Montréal) Les députés doivent perdre le droit de porter sur eux des signes religieux ostentatoires lorsqu'ils siègent à l'Assemblée nationale, recommande le Parti québécois (PQ) dans une résolution que la chef Pauline Marois a tenu à défendre elle-même.

La première ministre s'est amenée sur le parquet du conseil national de sa formation, conseil qui s'est terminé, dimanche, à Montréal, pour endosser un éventuel élargissement de la Charte des valeurs québécoises.

Aux militants, elle a souligné s'être sentie mal à l'aise dès le départ avec le fait que les élus seraient exemptés d'une obligation que le projet du ministre Bernard Drainville entend imposer aux fonctionnaires, aux professeurs et aux autres employés de l'État. Les échanges avec ses élus l'ont convaincue que la solution consiste à soumettre à l'interdiction ceux qui siègent au Salon bleu.

En point de presse, Pauline Marois a reconnu qu'aucun des élus de sa formation n'arbore de symboles de sa foi. Elle n'a pu dire si un seul de ses adversaires - libéraux, caquistes ou solidaires - à l'Assemblée nationale en affiche.

Pas à court terme

Le nouvel interdit que le PQ veut décréter ne risque pas de s'appliquer à court terme. Bernard Drainville a expliqué aux militants que sa mise en oeuvre requiert un endossement par chacun des 125 membres de l'Assemblée nationale.

L'unanimité, par contre, a presque été atteinte chez les congressistes. Seules trois mains se sont levées contre ce qui a été avancé. La résolution ajoute que tous ceux qui voudront porter les couleurs péquistes en élections devront s'engager par une déclaration solennelle à se plier à cette directive.

Un militant de la circonscription de L'Acadie a tenu à exprimer sa dissidence parce que «le Québec de demain sera une société métissée. Je ne voudrais pas que le Parti québécois exclue qui que ce soit.»

La première ministre a réitéré qu'elle voit les choses autrement. À ses yeux, «la Charte [...] est un formidable outil d'accueil, d'intégration, de respect de la liberté de choix» et la meilleure garantie que «l'État doit être neutre».

Pas applicable en campagne

Le député-ministre de Marie-Victorin a précisé que les candidats pourraient faire campagne avec une croix au cou ou un hijab sur la tête. «On ne peut pas faire ça», imposer l'interdiction aux aspirants députés. Les élus pourraient aussi recevoir les citoyens dans leur bureau de circonscription en s'affichant avec un signe religieux.

Pas de lien avec la souveraineté

Devant les journalistes, Pauline Marois a insisté pour faire valoir que le débat sur la Charte n'a pas de lien avec le projet de souveraineté du Québec. Le congrès de sa formation politique a cependant été l'occasion de marteler les vertus de l'indépendance.

Elle a conclu son allocution devant les délégués en affirmant «qu'au prochain rendez-vous électoral, nous serons majoritaires. À ce moment-là, nous le verrons apparaître, le pays du Québec.» La première ministre a pris soin de ne surtout pas s'engager à tenir un référendum à l'intérieur d'un mandat où elle détiendrait une majorité de députés à Québec.

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