Services aux déficients intellectuels: un moratoire applaudi

La directrice générale de l'Association pour l'intégration sociale,... (Photothèque La Presse)

Agrandir

La directrice générale de l'Association pour l'intégration sociale, Marie Boulanger-Lemieux, craint que les ratés observés dans le réseau n'ouvrent la porte à une nouvelle vague d'internements de la clientèle des CRDI

Photothèque La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Manque de soins spécialisés, personnes vivant avec un trouble grave du comportement logées dans des résidences inadaptées... L'Association pour l'intégration sociale (région de Québec) presse le gouvernement d'évaluer «rapidement» les services offerts par les centres de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI).

Le groupe de promotion et de défense des droits des personnes ayant une déficience intellectuelle partage les constats étalés dans Le Soleil depuis mardi. Vrai que, faute de places accessibles dans les résidences publiques très encadrées, des «usagers» des CRDI sont dirigés vers des résidences privées qui ne peuvent répondre à leurs besoins, puisque ces milieux de vie ont été conçus pour une clientèle plus autonome. Vrai que le traitement est compromis par le roulement considérable du personnel, par le manque de ressources. Vrai aussi que «ces cas très complexes» mal épaulés sont dès lors plus sujets de désoeuvrement et de désorganisation. Voilà qui provoque régressions, les pertes d'acquis, les crises.

L'Association pour l'intégration sociale applaudit donc le moratoire décrété par Québec. Mardi, nous révélions que l'équipe de la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, avait jugé la situation assez préoccupante pour interdire, jusqu'à nouvel ordre, toute fermeture de résidences publiques en réadaptation intellectuelle; la clientèle ne peut être transférée. Dans ces résidences à assistance continue (RAC) qui relèvent des CRDI, l'accompagnement est permanent, 24 heures sur 24.

La directrice générale de l'Association pour l'intégration sociale, Marie Boulanger-Lemieux, craint toutefois que les ratés observés dans le réseau n'ouvrent la porte à une nouvelle vague d'internements de la clientèle des CRDI. «Ce serait facile de dire: "On les retourne en institution".» Selon elle, la «désins» a fait ses preuves : «L'intégration sociale est à privilégier.»

Le modèle public des RAC serait moins dispendieux que les grands hôpitaux psychiatriques. Et beaucoup plus avantageux pour les usagers. Le suivi serré par du personnel spécialisé qui y est offert a toutefois un coût... Québec devra investir s'il veut rouvrir quelques-unes des résidences fermées, s'il veut y rapatrier les cas lourds qui ont été déportés vers le privé, moins dispendieux. Elle est convaincue que ce serait profitable; plusieurs bénéficieraient de cet accompagnement: «Ça va être des gens qui vont continuer à se désorganiser. Mais ça aiderait à leur cheminement social.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer