Fêtes de la Nouvelle-France: les Ursulines dévoilent leur jardin

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Une femme représentant Marie de l'Incarnation se recueille dans dans le jardin privé des Ursulines.

Photo Le Soleil, Erick Labbé

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François-Olivier Roberge
Le Soleil

(Québec) Depuis le début des Fêtes de la Nouvelle-France et jusqu'à aujourd'hui, le jardin privé des Ursulines de Québec est ouvert au public qui y découvre un espace ayant évolué avec les époques depuis 1642.

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La présidente du conseil de gestion, soeur Monique Pelletier, une ursuline depuis 1964.

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L'édifice Price surplombe le lieu classé bâtiment historique.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

La cour se retrouvant derrière les bâtiments hébergeant 54 religieuses a servi, à travers le temps, de potager, d'espace vert pour les soeurs et de cour de récréation pour l'école et pour ses 550 élèves.

Les Ursulines de Québec accueillent depuis deux ans des garçons. Séparés des filles pour l'apprentissage, les nouveaux arrivants sont également «cloîtrés» dans une différente section de la cour lors de leurs périodes de jeu.

La présidente du conseil de gestion, soeur Monique Pelletier, rencontrée dans le jardin hier après-midi, est une ursuline depuis 1964. Elle se décrit comme étant celle devant faire la conciliation entre les différents travaux réalisés sur les 15 bâtiments de la propriété et la vie religieuse nécessitant la tranquillité. Une harmonie qu'elle juge nécessaire.

Visites guidées

Le Musée des Ursulines a brisé le secret entourant le jardin, l'année dernière, alors qu'il a commencé à organiser des visites guidées tous les jours à 11h et à 16h. «On reçoit beaucoup de gens, surtout des personnes de Québec curieuses de voir ce qui se cache derrière ces murs», explique Mélanie Girard, responsable du service éducatif et de l'action culturelle au Musée.

Elle décrit le lieu classé bâtiment historique par le ministère de la Culture comme en constante évolution. «Le coeur de l'espace privé des religieuses date de 1686 jusqu'au plus récent ajout, le gymnase, en 1998», explique-t-elle.

Elle raconte qu'à une certaine époque, les potagers couvrant la superficie de la cour devaient nourrir jusqu'à 1000 bouches tout en prévoyant pour les longs mois d'hiver. «Tout était cultivé, il y a encore aujourd'hui des pommiers et des pruniers, indique-t-elle. Il faut savoir que les soeurs avaient également des terres, pour les céréales, notamment sur les Plaines.»

Les détenteurs du médaillon des Fêtes désirant se promener librement dans les jardins de l'école fondée en 1639 par Marie de l'Incarnation et par Marie Madeleine de la Peltrie peuvent encore le faire aujourd'hui à partir de 11h. Des animations sont également au menu. Le Musée reprendra les visites guidées à compter de lundi.

Baptiste, le barbier-chirurgien-apprenti apothicaire, accueille les visiteurs dans... (Photo Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

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Baptiste, le barbier-chirurgien-apprenti apothicaire, accueille les visiteurs dans la cour du monastère des Ursulines et les ramènent en 1697 en leur expliquant le quotidien de son métier.

Photo Le Soleil, Erick Labbé

Québec accueille des journalistes d'un peu partout

Un groupe de 10 journalistes internationaux a été rencontré dans le jardin des Ursulines, alors qu'ils assistaient à l'une des présentations tenues dans la cour intérieure. Invités par l'Office du tourisme, par les Fêtes de la Nouvelle-France et par Tourisme Québec, ils sont ici depuis mardi et ont visité plusieurs attraits touristiques de la région. «On vit l'expérience complète», insiste Linda Perry venue de Californie. «L'une des meilleures parties est les costumes qu'on nous a prêtés pour aujourd'hui [samedi].» Selon le groupe, l'accueil exemplaire caractérisant la ville de Québec - autant en anglais qu'en français - garantit d'excellentes critiques à leur retour.

Retour en arrière avec Baptiste le barbier-chirurgien

Baptiste, le barbier-chirurgien-apprenti apothicaire, accueille les visiteurs dans la cour du monastère des Ursulines et les ramènent en 1697 en leur expliquant le quotidien de son métier. «Je m'occupe de la charpente, de ce qui est à l'intérieur du corps, ce que le médecin ne peut pas faire depuis environ 1000 ans», commence-t-il par raconter. Il décrit ensuite les instruments posés devant lui. Le personnage prend son temps pour démontrer comment une balle pouvait alors être extirpée d'un corps. Une manipulation plus compliquée lorsque le projectile avait terminé sa course sur un os, avant de s'encastrer contre celui-ci. Il termine sa présentation en rappelant qu'il ne faut pas hésiter à venir le consulter. «Quand la gangrène se met à pogner, faut amputer, lance-t-il. Vaut mieux venir me voir tôt que tard.»

Au programme dimanche

Dernière chance pour les festivaliers de profiter d'une sortie animée sur le fleuve à bord du voilier l'Aigle d'Or (réservation obligatoire). Départ à 10h30 de l'Espace 400e... Sur la petite scène de la Batterie Royale, dès 14h15, le coloré conteur Jacques le colporteur offre des histoires du passé... Le minidéfilé de clôture partira des jardins des Ursulines à 16h et se dirigera vers place de Paris SAQ.

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