Fêtes de la Nouvelle-France: le Midwest américain donne une leçon d'histoire

Les représentants du pays des Illinois, menés par... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les représentants du pays des Illinois, menés par Barbara Schwaderer (au centre), sont postés devant la maison Chevalier dans le Petit-Champlain jusqu'à dimanche.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Fait relativement peu connu, les Français ont été les premiers Européens à s'établir dans le Midwest américain au 17e siècle. Pour célébrer ces racines, dont seuls quelques noms de villes ou de routes en sont aujourd'hui les témoins, les Fêtes de la Nouvelle-France ont fait appel à un groupe d'Américains natifs de ce qui était jadis le pays des Illinois.

Le fort Saint Joseph, lieu phare du commerce des fourrures pour la colonie française et fondé par les Jésuites en 1691, a été l'un des derniers bastions francophones en territoire américain, du moins au nord de la Louisiane. Il est situé à 200 kilomètres au sud de Chicago.

Abandonné en 1795 et disparu pendant près d'un siècle et demi, le fort a été retrouvé en 1998, révélant près de 200 ans d'histoire perdue.

Barbara Schwaderer, historienne native de l'État du Michigan, s'est donnée pour mission de garder en vie ces liens qui unissent le territoire des Grands Lacs, du fleuve Saint-Laurent et le Mississippi, porte d'entrée vers La Nouvelle-Orléans.Elle l'admet elle-même, «les gens ne s'intéressent pas beaucoup» à cette partie de l'histoire aux États-Unis. Et les Québécois ne font guère mieux pour maintenir cet héritage méconnu.

«Nous sommes venus vivre à Québec il y a vingt ans, pour quatre mois. Nous avons tenté d'approcher les écoles pour leur parler du lien qui unit nos deux régions. Personne ne semblait être au courant», s'est-elle souvenue.

Ensemble, les représentants du pays des Illinois - aussi appelé la Haute Louisiane - recréent la vie quotidienne au fort Saint Joseph lorsqu'il était occupé par les Français, jusqu'en 1763.

La prise de possession du fort par les Anglais à la suite de leur victoire à la guerre de Sept Ans a mené à de sanglants affrontements entre soldats et Amérindiens.

Une garnison complète de soldats anglais fut massacrée par la tribu des Illinois, regroupant près d'une quinzaine de groupes autochtones, sous les commandes du chef Pontiac. Neuf forts de la région ont connu le même sort à l'été 1763.

Conférence sur le sujet

Pour ceux dont la curiosité est piquée par ce pan de l'histoire, Joseph Gagné, doctorant en histoire à l'Université Laval et Franco-Ontarien, donnera une conférence sur le sujet au Musée de la civilisation à 13h30, demain, toujours dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle-France.

Selon M. Gagné, seule une petite région au sud de la ville de Detroit - fondée en 1701 par un certain Antoine de Lamothe-Cadillac - compte toujours une petite communauté francophone. «La plupart se retrouvent sur la rive canadienne du lac Érié, à Windsor», a-t-il précisé.

D'un point de vue architectural, la ville de St Louis, dans l'État du Missouri, offre le plus de repères. «Il y a beaucoup de maisons de style colonial français», a expliqué l'historien.

Si le français a presque entièrement disparu dans la vie quotidienne du Midwest américain, son importance demeure.

La métropole de l'Illinois, Chicago, fut fondée en 1770 par Jean-Baptiste Pointe du Sable, Haïtien libre et francophone. Mais ça, c'est une autre histoire...

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