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Des grands voiliers à Québec en 2014

Les six bateaux attendus l'an prochain seront plus... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les six bateaux attendus l'an prochain seront plus modestes que le Kruzenstern, ce quatre-mâts de guerre qui avait fait escale à Québec l'automne dernier.

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Annie Mathieu est journaliste surnuméraire au Soleil.
Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) En plus de celle attendue en 2017, Québec accueillera en 2014 une seconde flotte de grands voiliers dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du pays. Moins imposante, celle-ci reproduira la traversée historique de délégués canadiens entre Charlottetown et Québec, où se sont tenues en 1864 des conférences qui ont donné naissance à la Confédération canadienne.

Lors de son passage à Québec la semaine dernière, la ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, Shelly Glover, a rencontré le maire Régis Labeaume pour lui confirmer l'octroi d'une subvention de 400 000 $ pour l'événement surnommé «les minis Grands Voiliers». «Ça va être incroyable», avait confié Mme Glover au Soleil, sans toutefois révéler les détails de cet accostage particulier.

Le directeur général de Rendez-vous naval, Jacques Beauchesne, confirme la tenue d'un événement d'envergure malgré une flotte beaucoup moins importante que les 40 voiliers prévus trois ans plus tard. Les six bateaux seront également plus modestes que le Kruzenstern, ce quatre-mâts de guerre qui avait fait escale à Québec l'automne dernier.

«Ça va être un prélude à 2017», explique M. Beauchesne. Les voiles de ces embarcations - qui ne sont pas encore connues - se déploieront dans le port de Québec du 5 au 7 septembre 2014, soit pour une fin de semaine d'activités qui n'ont pas encore été arrêtées, si ce n'est que l'implication de multimédia.

«On veut recréer une page d'histoire qui a été cruciale par rapport à la Confédération canadienne», poursuit l'organisateur d'Horizon 2017. En 1864, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard lancent l'idée d'une union maritime qui sera rapidement écartée pour faire place à celle d'un regroupement de toute l'Amérique du Nord britannique. C'est à Charlottetown, capitale de l'Île-du-Prince-Édouard, que se déroulent ces pourparlers auxquels ont également assisté des représentants du Canada-Uni, formé du Haut et du Bas-Canada.

Les délégués des futures provinces s'entendent donc pour se revoir à Québec quelques semaines plus tard afin de poursuivre leur travail. C'est leur arrivée puis la conférence qui s'ensuivit qu'Ottawa soulignera dans la capitale québécoise en 2014. À l'Île-du-Prince-Édouard, des événements sont prévus tout au long de l'année en plus de celle spécifique à la Conférence de Charlottetown.

Échanges entre l'Î.-P.-É. et le Québec

Pour la directrice des communications d'Î.-P.-É. 2014, Patricia Devine, les grands voiliers qui feront le voyage entre les deux provinces permettront de raconter l'histoire méconnue qui les unit. «On met en valeur le lien entre différentes parties du pays dans son processus de création», explique-t-elle.

Un volet de la programmation d'Î.-P.-É. 2014 mettra d'ailleurs en vedette la culture québécoise, souligne Mme Devine. Les «minis Grands Voiliers» devraient également faire découvrir la province maritime aux Québécois.

L'expertise du 400e pour Charlottetown

Les organisateurs des célébrations entourant l'anniversaire, en 2014, de la Conférence de Charlottetown à l'Île-du-Prince-Édouard ont rencontré ceux du 400e de Québec pour obtenir des conseils sur la planification de la fête d'envergure.

La directrice des communications d'Î.-P.-É. 2014, Patricia Devine, raconte avoir fait un saut dans la capitale québécoise en juin 2012 afin d'échanger notamment avec celle qui occupait la même fonction pour le 400e de Québec, Luci Tremblay.

«On a voulu qu'ils partagent avec nous leur expérience», explique Mme Devine, selon qui la grande fête a notamment en commun de s'échelonner sur plusieurs mois d'activités. Mme Devine se dit ravie de l'expérience. «Nous avons été si bien reçus», évoque celle qui n'a cependant pas rencontré le maire de Québec, Régis Labeaume.

D'autres anniversaires marquants

En plus de grands voiliers, le port de Québec devrait recevoir d'autres visiteurs de marque en 2014, année où le Rendez-vous naval soulignera le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale et le 70e du débarquement de Normandie.

«On souhaite qu'il y ait des navires majeurs de différentes marines européennes et nord-américaines. Il y a des demandes qui ont été faites au Chili, en Allemagne, aux États-Unis et en France, tous ces pays qui ont participé au débarquement de Normandie», explique le directeur général de Rendez-vous naval, Jacques Beauchesne. D'ailleurs, l'axe choisi pour l'événement est

«70 ans plus tard, l'Europe débarque à Québec», poursuit-il.

Malgré le fort achalandage prévu dans le bassin Louise au printemps et à l'automne 2014, M. Beauchesne ne craint pas d'être débordé. «On a l'équipe pour faire face à cela», assure-t-il, ajoutant que le Rendez-vous naval est une activité désormais «bien huilée».

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