Squat Basse-Ville: «ne pas crever en silence»

La directrice générale du refuge, Louise Fortin a déposé,... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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La directrice générale du refuge, Louise Fortin a déposé, comme demandé, un «budget équilibré» pour la poursuite de ses activités, mais pas question de s'en tenir aux 217 000 $ que l'Agence de la santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale lui accorde habituellement. Elle réclame une aide récurrente de 132 000 $ supplémentaires par année.

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(Québec) «Combien de fermetures, d'arrêts de service et de coupures d'activités est-ce que ça va prendre» avant que l'Agence de la santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale entende les doléances du Squat Basse-Ville, qui a fermé ses portes en début de semaine, faute de financement suffisant?

La directrice du Regroupement des organismes communautaires de la région (ROC 03), Vicky Brazeau, a tiré la sonnette d'alarme, jeudi, devant plus de 70 personnes présentes à la séance du conseil d'administration de l'Agence.

Selon le ROC 03, le manque à gagner des 233 organismes communautaires qu'il représente serait de 8,6 millions $ pour l'année en cours. En 2011-2012, l'Agence leur a accordé un peu plus de 37 millions $ sur une enveloppe régionale de plus de 2 milliards $. Cela ne représente que 2 % du budget.

Ce «sous-financement» mettrait en péril la survie des organismes communautaires, à l'instar du Squat Basse-Ville, qui réclame une aide récurrente de 132 000 $ supplémentaires par année pour relancer ses activités. «Le Squat est le troisième organisme à fermer en deux ans», après la Maison L'Espérance à Sainte-Foy et la Maison Au Seuil de l'Harmonie à Beauport. «Nous, on a décidé de ne pas crever en silence», a indiqué la directrice générale du refuge, Louise Fortin.

Un «budget équilibré»

Celle-ci a d'ailleurs déposé, comme demandé, un «budget équilibré» pour la poursuite de ses activités, mais pas question de s'en tenir aux 217 000 $ que l'Agence lui accorde habituellement. «On veut atteindre 350 000 $ comme toutes les autres maisons d'hébergement. Avec ce qu'ils nous proposent, il faudrait réduire nos services, mais ce serait vraiment ne pas reconnaître le travail qu'on accomplit 24 heures sur 24, sept jours sur sept.»

Le président du conseil d'administration de l'Agence, Yves Blouin, s'est réjoui de constater que des discussions avaient été entamées au sujet du Squat Basse-Ville. Il a cependant été très clair quant à la difficulté de pouvoir donner plus aux organismes communautaires «dans un contexte où les fonds publics font l'objet de revendications de part et d'autre».

«La situation que vous décrivez est la même pour tous les établissements de santé et de services sociaux de la région, a-t-il mentionné. On ne peut pas prioriser les besoins des uns par rapport aux autres.»

Selon Mme Brazeau, c'est à l'Agence de «se responsabiliser» et de prendre en charge les coûts supplémentaires.

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