Le Squat ferme ses portes aux fugueurs

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Aux prises avec un déficit de 60 000$, les administrateurs du Squat Basse-Ville ont décidé de mettre la clé sous la porte, mais espèrent trouver une solution pour rouvrir.

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(Québec) Le conseil d'administration du Squat Basse-Ville a mis ses menaces à exécution, vendredi soir, quand ses membres ont décidé de cesser d'offrir les services d'hébergement aux fugueurs. La fermeture sera en vigueur dès lundi.

Aux prises avec un déficit de 60 000 $, les administrateurs de l'organisme qui vient en aide aux fugueurs espèrent toutefois que cette fermeture sera temporaire.

Ils souhaitent maintenant obtenir une rencontre avec l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale dans les plus brefs délais, afin de trouver des solutions à leurs problèmes, et ainsi rouvrir les portes de l'organisme rapidement.

La semaine dernière, le Squat avait pourtant refusé un tête-à-tête sollicité à maintes reprises par l'Agence, si on n'y parlait pas de rehausser son financement récurrent de 132 000 $.

Les fonctionnaires de l'Agence ont répété qu'ils étaient prêts à aider le Squat à trouver des avenues qui permettraient de sauver l'organisme, mais ils ont aussi déclaré que celui-ci ne pourrait pas compter sur des sommes supplémentaires.

«On souhaite les rencontrer dès lundi si c'est possible», a indiqué la présidente du conseil d'administration, Andrée-Sophie Levasseur, à la conclusion de la réunion qui a duré près de deux heures et demie.

Des emplois perdus

Ainsi, ce sont environ 13 employés qui perdent leur travail, dont plusieurs ont assisté à une partie de la réunion du conseil d'administration. Certains d'entre eux avaient la mine basse en quittant l'édifice du Squat, vendredi soir.

Les deux adolescents qui avaient trouvé refuge au Squat pour la fin de semaine devront se trouver un autre endroit où vivre dès lundi. Mme Levasseur assure que le personnel du Squat fera tout en son pouvoir pour les reloger.

Les 17 logements supervisés demeurent accessibles pour leurs occupants, car ce projet s'autofinance, ajoute Mme Levasseur. Ces petits logements permettent à des jeunes âgés de 18 à 25 ans d'avoir un endroit où vivre à moindre coût pour les premières années de leur vie adulte. Beaucoup de ces bénéficiaires ont passé une bonne partie de leur vie sous l'égide de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

«Mais la première mission du Squat, ce sont les fugueurs», a rappelé Mme Levasseur.

Aide financière

Celle-ci espère que l'Agence sera du moins en mesure de fournir une aide financière pour stabiliser les finances de l'organisme à court terme. Mme Levasseur rappelle que la ministre Agnès Maltais avait déclaré dans les médias plus tôt cette semaine que des fonds d'urgence pourraient être débloqués rapidement afin d'éviter la fermeture du Squat.

La présidente a tenu à répéter ce que le Squat a dit toute la semaine. L'organisme devra bénéficier de fonds supplémentaires pour remplir sa mission.

La fermeture de l'organisme aura aussi des impacts sur des mineurs qui vivent dans les installations de la DPJ, et qui pouvaient parfois profiter de sorties pour se rendre au Squat durant quelques jours.

«Ce sont avec ces petits gestes que nous tentons de prévenir les fugues», a indiqué Mme Levasseur.

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