Modeste manifestation pour le Squat Basse-Ville

Une vingtaine d'employés et d'usagers ont manifesté jeudi... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Une vingtaine d'employés et d'usagers ont manifesté jeudi pour la survie de l'organisme Squat Basse-Ville.

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(Québec) L'heure de vérité approche pour le Squat Basse-Ville, dont l'avenir pourrait bien se jouer dès aujourd'hui lors d'une importante séance du conseil d'administration. D'ici là, une vingtaine d'employés et d'usagers ont manifesté jeudi pour la survie de l'organisme qui vient en aide aux jeunes fugueurs. Dave Crites, 19 ans, est locataire de l'une des 17 unités à prix modique gérées par le Squat. «J'habite là depuis neuf mois, je ne suis plus dans la rue, je suis retourné à l'école», a raconté le jeune homme de 19 ans quelques minutes avant le départ de la manifestation qui liait la place D'Youville aux bureaux de la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon.

Une manifestation modeste, à laquelle ont pris part une vingtaine de personnes scandant «Non à la fermeture du Squat Basse-Ville».

Cette fermeture pourrait arriver lundi si les membres de conseil d'administration ne consentent pas à rencontrer l'Agence de la santé de la Capitale-Nationale pour trouver une façon de remanier les finances de l'organisme aux prises avec un déficit de 60 000 $.

La direction du Squat demande 132 000 $ de plus par an. L'Agence répond qu'elle n'a pas d'argent pour du financement récurrent. Le Squat a 424 000 $ de budget par an, dont 30 % récurrent.

La rencontre d'aujourd'hui déterminera si le C. A. du Squat accepte de «s'asseoir» avec l'Agence sans cette condition. Une telle rencontre pourrait permettre au Squat de toucher une somme d'urgence pour rester ouvert le temps de trouver une solution.

Mais la simple perspective de devoir revoir à la baisse les services offerts, le nombre d'employés ou encore de remanier les heures d'ouverture n'enchante pas du tout la directrice du Squat Basse-Ville, Louise Fortin.

«C'est illogique»

«C'est illogique. On ne peut pas travailler avec des fugueurs qui se frapperaient à une porte fermée. On n'est pas des bureaux», a-t-elle illustré pendant la manifestation hier. «Un jeune qui a besoin d'aide, c'est ici et maintenant», a-t-elle poursuivi.

«En coupant les services, il faudrait couper des dîners de jeunes adolescents qui sont dans la rue», déplore Mme Fortin, qui se dit convaincue qu'on verrait ainsi «le taux de délinquance augmenter».

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