Complot pour meurtre: un exemple du «fléau» des réseaux sociaux

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(Québec) Même si le fondement du plan imaginé par les élèves reste à prouver, une leçon peut être tirée de cette affaire : «Ne pas écrire ce qu'on ne dirait pas.»

L'enseignante Céline Tremblay remarque, comme plusieurs, que les... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 1.0

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L'enseignante Céline Tremblay remarque, comme plusieurs, que les jeunes se font souvent aller les doigts sur le clavier de l'ordi sans penser à la portée de leurs propos.

Le Soleil, Yan Doublet

L'enseignante Céline Tremblay remarque, comme plusieurs, que les jeunes se font souvent aller les doigts sur le clavier de l'ordi sans penser à la portée de leurs propos.

«C'est un fléau en ce moment, soutient-elle. C'est le temps de passer un message, de faire de l'éducation. Nos élèves vont voir que ces menaces peuvent amener de gros problèmes. Ils vont être sensibilisés encore plus. Ils vont être plus conscients de leurs actes», croit-elle.

Une partie du travail des enseignants consiste donc à discuter des médias sociaux et d'inviter les parents à le faire à la maison.

Le secrétaire général de la commission scolaire des Premières-Seigneuries s'inquiète aussi de la banalisation des propos sur Internet. «C'est malheureux. On n'est pas un îlot, au Québec, différent de ce qui passe ailleurs dans le monde, rappelle Jean-François Parent. Les problèmes de santé mentale, ça se produit dans toutes les sociétés et on n'est pas à l'abri de ça. Il faut donc considérer ces événements-là très au sérieux.»

Il en a profité pour féliciter son personnel pour la rapidité d'action dont il a fait preuve dans ce dossier et inviter les jeunes à dénoncer ces situations.

Les leçons tirées de Dawson

Les écoles de la commission scolaire des Premières-Seigneuries sont plus sécuritaires depuis la fusillade du Collège Dawson de Montréal.

«Si on avait, par exemple, un tireur fou dans les écoles, le personnel de la très grande majorité de nos écoles a été formé à cet effet-là», explique Jean-François Parent, secrétaire général de la commission scolaire.

En 2006, Kimveer Gill, 25 ans, est devenu tristement célèbre lorsqu'il a tué une étudiante, Anastasia De Sousa, 18 ans, avant de s'enlever la vie. Il s'était introduit lourdement armé dans le Collège Dawson.

«À partir de ce moment, le gouvernement avait demandé au ministère de l'Éducation et à celui de la Sécurité publique de mettre en place des mesures de sécurité», se rappelle le secrétaire.

Par exemple, une formation est donnée au personnel enseignant pour savoir comment réagir en pareille situation. De plus, les établissements primaires et secondaires et les centres de formation professionnelle possèdent maintenant divers équipements comme des caméras de surveillance et des portes sécurisées avec sonnettes et interphones.

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