École des métiers de la construction en Haïti: un projet d'aide directe et contrôlée

Jean Pouliot, président de l'Association de la construction... (Photo courtoisie ACQ)

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Jean Pouliot, président de l'Association de la construction du Québec.

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Carl Thériault
Le Soleil

(Rimouski) L'Association de la construction du Québec (ACQ) et ses partenaires québécois et canadiens ont trouvé la solution aux problèmes de gestion des projets sur le terrain en Haïti soumis à toutes sortes d'entorses.

Un projet d'école des métiers de la construction pour 200 élèves qui vient de s'amorcer est contrôlé, sans intermédiaire gouvernemental ou paragouvernemental, par l'instigateur du projet, l'ACQ. L'école de 1,4 million $ sera ensuite gérée par les frères Salésiens Don Bosco comme dans l'ancienne école détruite par le séisme.

Le projet a pris trois ans pour se réaliser à partir d'une première réunion de travail en avril 2010.

«On leur a dit qu'on ne donnait pas d'argent pour bâtir une école, mais qu'on venait, nous, bâtir une école des métiers de la construction. Ce qui a été beaucoup plus long. L'argent va à l'école et non pas aux amis du régime», explique le Rimouskois Jean Pouliot, président de l'ACQ.

«On ne se comprenait pas au départ. Ils voulaient un protocole. On ne voulait pas entrer dans le système des ONG et des commissions. C'était notre projet tel qu'on le voulait ou oubliez-nous. Notre projet a été autorisé. Il nous fallait une connexion directe dans un pays qui est tellement déstructuré.»

Le gouvernement canadien, qui est insatisfait des progrès réalisés dans ce pays par de l'argent canadien, a demandé à l'Agence canadienne de développement international (ACDI) de revoir son approche d'investissement en Haïti. Le ministre de la Coopération internationale du Canada, Julian Fantino, tient le gouvernement haïtien responsable du peu de progrès réalisés par le pays depuis le séisme de 2010.

Deux bâtiments

Deux bâtiments de deux étages seront construits, pour une superficie de 2100 mètres carrés. «L'école sera plus grande que l'ancienne, sera à l'épreuve des séismes et accueillera le double d'élèves. On y enseignera la maçonnerie, la soudure, la menuiserie, la plomberie, l'électricité et la réfrigération...», souligne Jean Pouliot.

«Nous avons un projet gagnant avec un contrôle direct sur la construction, alors que la gestion est confiée à une congrégation religieuse. Celui qui s'occupe du projet à Haïti est un très important entrepreneur canadien retraité à qui on paie seulement ses frais de subsistance.»

L'école devait être en béton au début, mais l'acier a été choisi pour rendre l'édifice beaucoup plus solide en cas de prochains séismes. «Les coûts de construction ont monté. Il manquait 300 000 $. Le congrès de l'ACQ a décidé d'ajouter de l'argent avec l'Association de la construction du Canada. Nous avons signé les contrats avec la Fondation Rinaldi, qui aide les différentes oeuvres salésiennes en Haïti.»

La construction de l'école devrait être terminée pour la rentrée scolaire de l'automne 2013.

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