Le premier bébé de l'année est né à Québec

Mélissa Pilote, Emmanuel Gravel et la petite Mathilde,... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Mélissa Pilote, Emmanuel Gravel et la petite Mathilde, le premier bébé de l'année au Québec.

Le Soleil, Yan Doublet

Partager

Le premier bébé de 2013 dans la province est né à Québec. C'est un couple de Baie-Saint-Paul qui a récolté le gros lot le 1er janvier : à minuit et 10 secondes, leur petite Mathilde s'est montré le bout du nez au terme d'un accouchement naturel qu'ils chérissaient.

«On a vraiment eu le jackpot», s'exclame Mélissa Pilote, l'heureuse maman. «C'était notre coupe de champagne à nous autres», illustre le papa, Emmanuel Gravel. «Oh oui, la bouteille au complet!» complète sa conjointe, dans un éclat de rire.

Difficile d'imaginer des parents aussi comblés que Mélissa et Emmanuel. Ils n'attendaient la cigogne que le 3 janvier. Mais leur fille a voulu donner raison à tous ceux qui prédisaient un premier bébé de l'année dans la famille. Y compris à son père, qui plaisantait depuis deux mois à ce sujet. «C'est trop tentant de faire une farce là-dessus», dit-il.

«Sincèrement, je me suis jamais arrêtée à ça. J'étais concentrée sur mon accouchement. Peu importe le temps qu'elle arrive, tout ce que je voulais, c'était que ça se passe bien», exprime Mélissa Pilote.

La jeune maman espérait pouvoir accoucher naturellement après avoir subi une césarienne il y a 14 mois, pour son premier enfant.

Accoucher au naturel

Plus de 75 % des femmes comme Mélissa réussissent sans difficulté leur accouchement vaginal après césarienne (AVAC), selon la gynécologue-obstétricienne Line Blackburn, qui a mené à bien l'accouchement de Mélissa Pilote au Centre hospitalier de l'Université Laval.

«Mon objectif, c'était de vivre ces petits moments magiques des premiers instants avec mon enfant», affirme la jeune femme de 25 ans.

C'est qu'elle avait vécu difficilement son accouchement par césarienne, en novembre 2011. «Ce que j'ai trouvé difficile, c'est de ne pas être capable de bien vivre le moment. J'étais gelée, engourdie. C'est les plus beaux moments de ta vie, mais l'émotion ne vient pas. Les larmes ne viennent pas. En plus, je faisais de la basse pression, j'étais complètement dans les vapes. Je n'ai pas pu prendre mon bébé, le sentir en peau en peau tout de suite quand il est sorti. C'est des choses que, moi, ça me prenait», partage-t-elle.

Elle était si déterminée à pouvoir remplir les conditions de l'AVAC qu'elle a suivi pendant sa grossesse des cours de yoga ainsi que des traitements d'acupuncture et d'ostéopathie. «Je l'avais dans la tête, dans le coeur, c'est ce que je voulais le plus au monde.»

La gynécologue Line Blackburn souligne qu'une femme enceinte qui a vécu une césarienne ne doit pas se sentir pour autant forcée d'accoucher naturellement. Mais elle doit connaître l'option de l'AVAC. «Si on remonte dans le temps, au début, quand une patiente avait une césarienne, c'était "Une césarienne un jour, une césarienne toujours"». Mme Blackburn rappelle par la même occasion que l'accouchement naturel implique «beaucoup moins de complications» que la césarienne.

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Se battre pour un congé de maternité

    Société

    Se battre pour un congé de maternité

    Minuit et 10 secondes, le 1er janvier. La petite Mathilde naît à Québec pendant que tout le monde festoie pour le Nouvel An. Ses parents ont le coeur... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer