Plus de gens quittent Montréal pour s'établir à Québec

Dans l'ensemble, la population de la région de... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Dans l'ensemble, la population de la région de Québec a cru de 9,5 % entre les deux derniers recensements, de 2006 et de 2011, ce qui est légèrement plus que la moyenne provinciale (8,9 %).

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Si la région de Québec a déjà souffert d'un complexe par rapport à Montréal, il ne durera peut-être plus longtemps. Non seulement l'«exode» vers la métropole a-t-il cessé, mais pour tout dire, il s'est inversé : en 2010-2011, il y a eu plus de Montréalais qui se sont établis dans la région de la capitale nationale que de Québécois qui ont déménagé à l'autre bout de la 20.

C'est ce qui ressort du dernier Bilan démographique du Québec, publié mardi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). Selon ces données, environ 3300 personnes ont quitté la région de Québec pour déménager à Montréal ou en Montérégie en 2010-2011, alors que 3800 ont fait le chemin inverse. La région s'en tire donc avec un bilan migratoire positif de 500 personnes, par rapport à la région de Montréal.

C'est loin d'être énorme, et cela n'inclut pas (détail important) l'immigration internationale, que Québec peine encore à attirer, mais cela contredit tout de même l'image répandue d'une métropole qui exercerait un attrait irrésistible sur la population des «régions», capitale comprise.

Pour le sociologue de l'Université Laval Simon Langlois, il s'agit là d'une «tendance amorcée depuis plusieurs années». La région de Québec, dit-il, a beaucoup diversifié son économie au cours des 15 dernières années, économie qui n'est plus uniquement centrée sur la fonction publique. Un secteur tertiaire (assurance, recherche scientifique et technologies de l'information, notamment) important est apparu, et «il ne faut pas oublier non plus que le secteur manufacturier se porte assez bien dans la grande région de Québec», ajoute-t-il.

«Et ça, c'est un changement dont on ne prend pas assez conscience. On a encore l'image de la ville de la bourgeoisie canadienne-française et d'une ville de fonctionnaires, alors qu'en réalité, c'est devenu une ville diversifiée et avec une offre culturelle importante. C'est une région qui a considérablement changé, et ces mouvements de population ne font que refléter ce nouveau dynamisme», analyse M. Langlois.

D'ailleurs, les nouvelles données de l'ISQ montrent que l'attrait de la capitale par rapport aux autres régions du Québec (hormis Montréal) se maintient, avec 8400 «entrants» contre seulement 6350 «sortants».

Dans l'ensemble, la population de la région de Québec a cru de 9,5 % entre les deux derniers recensements, de 2006 et de 2011, ce qui est légèrement plus que la moyenne provinciale (8,9 %). La population de la région de Québec dépasse maintenant les 701 000 personnes.

De l'autre côté du fleuve, la population de Chaudière-Appalaches a crû moins rapidement, gagnant 4,7 % de 2006 à 2011, pour s'établir maintenant autour de 406 000 personnes.

Huit millions de québécois

Le document de l'ISQ établit également que la population du Québec dépasse désormais les huit millions de personnes. Ce plateau aurait vraisemblablement été atteint vers la fin de 2011, alors que le seuil des sept millions avait été dépassé il y a déjà plus de 20 ans, en 1990.

Le poids démographique du Québec au sein du Canada n'a toutefois pas cessé de diminuer, s'établissant maintenant à 23,1 %.

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