La séparation cause une hausse de l'anxiété chez les jeunes enfants

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La hausse de l'anxiété serait moins prononcée pour les enfants qui vivaient dans une famille où des tensions étaient déjà présentes avant la rupture.

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(Québec) La séparation des parents se traduit toujours par une hausse de l'anxiété chez les jeunes enfants, indique une étude réalisée par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). Mais la hausse serait moins prononcée pour les enfants qui vivaient dans une famille où des tensions étaient déjà présentes avant la rupture.

Ces résultats confirment ce que d'autres recherches avaient déjà identifié, mais l'étude de l'ISQ se démarque par son envergure. Les auteurs s'appuient sur l'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, qui contient des données recueillies sur une cohorte de 2120 enfants nés au Québec en 1997-1998.

Pour évaluer l'influence d'une séparation sur la santé mentale des jeunes enfants, on a suivi un groupe d'enfants qui, à l'âge de trois ans et demi, vivaient tous avec leurs deux parents biologiques. Sur une période de cinq ans, soit jusque vers l'âge de huit ans, 17 % d'entre eux ont eu à vivre la rupture des parents.

L'intérêt de ce groupe, c'est qu'il donne un portrait de l'état des enfants avant et après une rupture, explique Hélène Desrosiers, une des trois auteurs.

«Choc» de rupture

L'étude montre qu'au point de départ, quand tous les enfants vivaient avec leurs deux parents biologiques, on ne détecte pas de différence quant aux niveaux d'anxiété-dépression à travers le groupe, même pour ceux qui vivront plus tard la rupture de leurs parents. Cependant, le fait de vivre une séparation parentale est associé à une augmentation subséquente des signes d'anxiété-dépression chez les enfants. En revanche, la hausse de ces symptômes est moins grande chez les enfants issus de familles où la mésentente et les sentiments négatifs étaient plus présents vers 17 mois. Autrement dit, pour ces enfants, le «choc» de la rupture pourrait être moins grand, signale l'étude.

«Il n'y a pas de raison de culpabiliser les parents qui se séparent», signale Mme Desrosiers, car malgré une hausse relative de l'anxiété, la majorité des enfants qui vivent une séparation des parents ne présenteront pas de problèmes émotionnels, de comportement, d'apprentissage ou de développement.

On dénombre par ailleurs plus de ruptures dans les ménages un peu moins favorisés sur le plan socioéconomique, tant pour le niveau d'éducation de la mère que pour la situation financière (propriétaire ou locataire).

Les tensions vécues au sein du couple, avant la rupture, ne semblent pas se répercuter sur l'anxiété du jeune enfant à trois ans et demi. Par contre, on observe des comportements d'opposition (être rebelle ou refuser d'obéir) plus élevés avant même l'éclatement de la famille chez les enfants qui verront leurs parents se séparer.

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