L'aide alimentaire de plus en plus sollicitée dans la région de Québec

La directrice générale de Moisson Québec, Élaine Côté,... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La directrice générale de Moisson Québec, Élaine Côté, sous l'oeil des caméras, lundi.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Moisson Québec ne fournit pas à la demande de plus en plus grande de gens dans le besoin.

«Il y a des groupes qui vont nous demander plus de denrées et on n'est pas capable de répondre. Des groupes vont nous demander des accréditations et on doit privilégier parmi les urgences les plus urgentes», a fait part, lundi, la directrice générale de la banque alimentaire de la région de Québec, Élaine Côté, en marge d'une conférence de presse pour lancer la 12e Grande Guignolée des médias qui aura lieu le jeudi 6 décembre.

«On a le vertige bien des fois par rapport à l'importance des besoins. On parle de 32 000 personnes dont 13 000 jeunes de moins de 18 ans qui ne mangent pas à leur faim chaque mois qui ont recours à l'aide alimentaire. C'est beaucoup trop pour une belle et riche région comme la nôtre», a-t-elle ajouté.

Par rapport à l'an dernier, on note une hausse de 6 % des personnes qui s'approvisionnent à Moisson Québec par l'intermédiaire de 145 organismes locaux. «Ce qu'on remarque surtout, c'est le nombre de fois que ces personnes font des demandes d'aide alimentaire dans l'année qui est en augmentation. La pauvreté se vit de façon plus sévère. Au lieu de faire appel une fois de temps en temps à l'aide alimentaire, les gens y ont recours sur une base plus régulière», a expliqué Mme Côté.

Elle croit que la hausse du prix des denrées au cours des derniers mois est très difficile à vivre pour plusieurs familles. «Des augmentations comme on connaît actuellement font en sorte que ça précipite certaines familles dans la pauvreté de façon plus régulière», a-t-elle dit.

D'autre part, la situation des banques alimentaires est rendue encore plus problématique en raison des difficultés plus grandes d'approvisionnement auprès des entreprises de production agroalimentaire. Depuis trois ans, à certains moments de l'année, la banque alimentaire de Québec doit s'approvisionner auprès d'autres banques alimentaires de Montréal et de Toronto.

«C'est de plus en plus difficile d'obtenir des denrées en quantité suffisante malgré le fait que les entreprises agroalimentaires de la région de Québec nous donnent beaucoup. Il reste que ces entreprises sont de plus en plus performantes. Elles ont moins de surplus, moins d'erreurs de production», a affirmé la directrice générale de Moisson Québec.

La survie de l'organisme dépend en grande partie des dons et des événements d'autofinancement, dont celui de la Grande Guignolée des médias. L'objectif cette année est de dépasser le montant de 660 000 $ recueilli l'an dernier en dons et en denrées non périssables. «C'est plus important cette année que par les années passées. Il faut vraiment qu'on atteigne notre objectif pour être capable dans les prochains mois d'approvisionner nos organismes et les familles dans le besoin», a souligné Mme Côté.

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