Marjorie Raymond, un an plus tard: la vie reprend son cours à l'école Gabriel-Le Courtois

Un an après le suicide d'une de leurs... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Un an après le suicide d'une de leurs élèves, les représentants de l'école Gabriel-Le Courtois et de la commission scolaire des Chic-Chocs Michel Morin, Isabelle Landry et Thierry Wertz sont fiers que leurs élèves, leur personnel et la communauté de Sainte-Anne-des-Monts aient réussi à passer à travers la crise.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

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Johanne Fournier
Le Soleil

(Sainte-Anne-des-Monts) Un an après le suicide de Marjorie Raymond, la vie a repris son cours normal dans l'établissement qu'elle fréquentait, soit l'école Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts, en Haute-Gaspésie. C'est du moins le bilan qu'en dressent la direction de l'établissement et la commission scolaire des Chic-Chocs.

«Le travail autour du deuil n'est jamais évident, admet le psychologue de l'école, Thierry Wertz. Ici, on l'a individualisé pour répondre aux besoins des élèves. L'école s'est bien relevée de cette crise.»

La direction de l'école confirme qu'elle n'a pas l'intention d'organiser d'activité spéciale à la mémoire de la défunte. «Pour l'instant, on n'a pas reçu de demande formelle des élèves, indique M. Wertz. On va rester attentifs à leurs besoins et demandes.»

Les représentants scolaires se questionnent par rapport au spectacle organisé le 28 novembre à Montréal par la Fondation Jasmin-Roy à la mémoire de la disparue. «Je partage des inquiétudes concernant la glorification de l'acte, surtout que ça se fait un an après, laisse tomber Thierry Wertz. On dit que c'est sur l'intimidation, mais il y a la photo de Marjorie Raymond. Je suis inquiet de l'impact que cela pourrait avoir sur les gens fragilisés.»

Image négative

La direction de l'école Gabriel-Le Courtois souhaite que l'image qui a été véhiculée autour de l'établissement puisse changer. «Le fait qu'on associe l'intimidation à Sainte-Anne-des-Monts ne reflète pas la réalité de l'école ici, déplore la directrice, Isabelle Landry. On vit de belles choses. C'est une belle école, solidaire et dynamique. De l'intimidation et de l'homophobie, il n'y en a pas plus ici qu'ailleurs.»

Déjà, en avril, soit cinq mois après le drame, il y avait, selon Thierry Wertz, un retour à la normale. «Les jeunes sont plus sensibilisés à la cause de l'intimidation et au danger du suicide, estime-t-il. On veut leur faire comprendre que le suicide, ce n'est pas une solution.»

Depuis le drame, le psychologue confirme qu'il y a plus de demandes d'aide. Du côté de la Direction de la protection de la jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, la directrice, Linda Keating, indique qu'il y a eu 50 % plus de signalements uniquement en Haute-Gaspésie, dans les semaines qui ont suivi le drame.

Isabelle Landry, qui est entrée en fonction le 1er octobre, succède à Line Miville, qui occupait le poste de directrice de l'école Gabriel-Le Courtois au moment du drame. Celle-ci, qui avait été sévèrement critiquée par certains parents pour son mutisme, a obtenu une promotion au sein de la commission scolaire des Chic-Chocs, où elle est devenue directrice des services éducatifs.

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