«C'est très difficile de partir en laissant ici Liam, mon petit garçon de deux mois, surtout que c'est mon premier enfant. Alors j'ai donné mon maximum le temps que j'étais avec ma famille», commentait le caporal-chef Yannick McManus, dont le rôle en Afghanistan sera de se charger de la protection du commandant Roch Pelletier.
Sa conjointe Candy Morneau n'aime pas le voir partir. «Disons que ce n'est pas la partie de son travail que j'aime le plus! Je vais essayer d'être positive et je vais m'occuper de Liam, je sais que ça va m'aider à rester forte», indique la jeune femme.
Le couple demeurera tout de même en communication durant les mois du déploiement. «On va communiquer beaucoup par téléphone, mais aussi par Internet. Ça, c'est quelque chose qui donne un bon coup de main et qui n'existait pas il y a 20 ans», poursuit le militaire qui en est à sa 40e mission afghane.
Le caporal-chef McManus sait que le danger est moindre à Kaboul qu'à Kandahar, mais ajoute qu'il demeure toujours présent. «Il y a toujours des endroits dont il faut se méfier, il ne faut jamais perdre sa vigilance.»
Quant au caporal François Roussel, il en est à sa première mission, comme 50 % des militaires qui prendront part à l'Opération Attention. C'est avec le sourire qu'il prenait le départ dimanche. «Ça fait cinq mois que je m'entraîne pour ça», indique celui qui fait partie des Forces canadiennes depuis deux ans. Autour de lui, sa famille lui manifestait son appui. «On est toujours là avec lui en pensée», commente sa grand-mère après l'avoir serré dans ses bras.
Même si les familles des militaires doivent toujours composer avec la peur, le commandant Roch Pelletier rappelle que les militaires sont beaucoup moins exposés à Kaboul qu'à Kandahar.
«Il y a moins de déplacements, alors il y a moins de risques. Le travail se fait plus dans les camps et les écoles. Les seuls déplacements nécessaires sont vers l'aéroport et pour les combats logistiques. Certains ne quitteront le camp qu'une seule fois durant la mission», conclut-il.
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