Le Soleil révélait vendredi qu'en devenant membre de l'Office l'an dernier, l'Église de scientologie avait bénéficié de plusieurs avantages, dont celui d'être mis en exergue dans le circuit piétonnier VivaCité proposé aux touristes désireux de découvrir les attraits de la ville dans le guide touristique officiel publié par l'OTQ.
«Cette décision relève de l'OTQ, qui est un organisme totalement indépendant. Même si le logo du ministère du Tourisme apparaît sur leur guide touristique en vertu d'une entente, il n'y a pas de lien direct entre les deux», a d'abord précisé le ministre Bérubé en entrevue téléphonique au Soleil au sujet du choix de considérer la controversée église comme lieu touristique.
«Les gens de l'OTQ jouissent donc de la pleine liberté quant aux choix qu'ils font et aux attraits publicisés dans leur guide. Ils ont donc à assumer ces choix et à les expliquer à la population. Moi, de mon côté, ce n'est pas le choix que j'aurais fait», poursuit-il, précisant qu'il n'y avait aucune référence à l'Église de scientologie dans les publications de Tourisme Québec.
Pas historique
«C'est toujours un équilibre fragile et ça fait toujours l'objet d'un débat quand vient le temps de déterminer ce qui est un attrait et ce qui ne l'est pas. Cependant, il m'apparaît qu'il y a suffisamment d'attractions touristiques à Québec sans nécessairement devoir inclure une organisation qui a fait l'objet de plusieurs controverses dans le monde, notamment aux États-Unis et en France. Est-ce que cette église fait partie de la distinction et de la signature de la ville de Québec? Je ne le pense pas», enchaîne le ministre.
M. Bérubé considère également que le cas de l'Église de scientologie est différent de celui d'autres églises qui peuvent parfois figurer dans les circuits touristiques. «Il y a plusieurs édifices religieux qui ont un caractère historique. Ce n'est pas le cas de l'Église de scientologie, dont les activités sont surtout tournées vers le prosélytisme», conclut-il.