Les pitbulls à Québec pour y rester

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La Ville de Québec n'a pas l'intention de bannir les pitbulls, même après les blessures que ce chien a infligées à une dame en fin de semaine.

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(Québec) La Ville de Québec ne compte pas interdire les pitbulls sur son territoire, même si des chiens de cette race ont attaqué, mordu et blessé des gens au cours de la dernière fin de semaine, dans la capitale.

«Nous n'avons pas l'intention de bannir les pitbulls, a indiqué le porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron. En 2010, nous avons adopté un règlement municipal qui met l'accent sur les chiens dangereux, et pas seulement sur une race de chiens en particulier.»

Les pitbulls ont été bannis de Winnipeg en 1990. Une étude réalisée par une chercheuse de l'Université du Manitoba démontre qu'entre 1984 et 2006, le nombre de personnes hospitalisées pour blessures graves après avoir été mordues par un chien a chuté dans la capitale manitobaine.

Des chiffres publiés par le National Post indiquent aussi que le nombre de morsures de chiens sur des humains a chuté de 22 % à Toronto entre 2005 et 2010. En 2005, la province de l'Ontario a banni cette race sur son territoire.

Les chiffres et statistiques peuvent parfois refléter des réalités différentes. Sur le territoire de la Ville d'Ottawa, le nombre d'appels faits à la Ville pour dénoncer une morsure de chien a fait un bond de 21 % entre 2001 et 2011.

Déplacer le problème

Pour le vice-président de la Société protectrice des animaux de Québec, Claude Martineau, bannir les pitbulls consisterait à déplacer le problème, tout simplement. Des chiens agressifs, il y en a de toutes les races, même s'il reconnaît que les propriétaires de pitbulls doivent faire preuve de davantage de vigilance. Certaines lignées de pitbulls ont été dressées pour attaquer et participer à des combats de chiens.

«Même si les pitbulls devaient être interdits, les gens qui veulent un chien agressif n'auront qu'à changer de race pour s'en procurer un. Si on interdit les pitbulls, les gens vont peut-être se sentir davantage en sécurité, mais le problème ne sera pas réglé pour autant.»

M. Martineau croit aussi que la réglementation actuelle de la Ville de Québec permet aux autorités d'intervenir rapidement auprès des gens propriétaires de chiens qui peuvent être considérés comme dangereux. Le règlement peut forcer un propriétaire de chien à adopter des mesures de protection supplémentaires afin de mieux protéger la population, et même à euthanasier la bête, lorsque le chien est considéré comme une cause perdue.

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