Le nombre de signalements en hausse à la DPJ

L'Université Laval a lancé jeudi une nouvelle chaire...

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L'Université Laval a lancé jeudi une nouvelle chaire de recherche visant à prévenir la maltraitance envers les enfants. Sur la photo, la titulaire de la nouvelle chaire Marie-Hélène Gagné et le recteur de l'Université Denis Brière.

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(Québec) Le lancement jeudi d'une nouvelle chaire de recherche à l'Université Laval visant à prévenir la maltraitance envers les enfants arrive à point nommé. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dévoilera dans quelques jours son bilan de la dernière année dans lequel elle rapporte une nouvelle hausse du nombre de signalements pour l'ensemble de la province. La région de la Capitale-Nationale n'y échappe pas.

En 2011-2012, la DPJ a reçu 77 244 signalements pour des enfants en difficulté, ce qui représente 1 % d'augmentation par rapport à l'année précédente où elle avait recensé 76 469 cas.

L'organisme avait également calculé que la hausse sur cinq ans correspondait à 8 %.

Dans la région de Québec, 6798 signalements ont été réalisés entre le 31 mars 2011 et le 1er avril 2012. À titre comparatif, pour la même période en 2010-2011, il y avait eu 6558 cas, ce qui équivaut à une hausse de près de 1,5 %.

Le directeur du Centre jeunesse de Québec, Jacques Laforest, attribue l'essentiel de cette augmentation à la vigilance sociale dont font preuve les citoyens. «À Québec, on n'a pas retenu plus de signalements même si on en a eu plus au total», souligne-t-il. Selon lui, tous les acteurs de la société, comme les policiers, les enseignants ou encore les voisins, sont plus préoccupés qu'avant et ont davantage le réflexe de décrocher le téléphone pour appeler la DPJ lorsqu'ils notent quelque chose d'anormal chez un enfant.

Son homologue de Montréal, Jean-Marc Potvin, abonde dans le même sens. «Les chiffres ne signifient pas nécessairement qu'il y a plus d'enfants maltraités», affirme le directeur du Centre jeunesse de Montréal. Il considère néanmoins que la hausse constante des signalements au cours des dernières années peut être liée à la précarité économique et à l'augmentation de la détresse psychologique dans la société.

Une chaire nécessaire

M. Laforest estime d'ailleurs que c'est aussi à cet aspect qu'il faut s'attaquer pour venir en aide aux jeunes malchanceux. Il juge que la nouvelle Chaire de partenariat en prévention de la maltraitance de l'Université Laval, avec qui le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et les centres jeunesse de Montréal et de Québec sont associés, permettra de concentrer les efforts des intervenants sociaux non seulement sur les enfants maltraités, mais aussi sur leurs milieux de vie.

Pour la titulaire de la nouvelle chaire, la professeure à l'École de psychologie, Marie-Hélène Gagné, le projet concrétise sa conviction qu'il est possible de prévenir la maltraitance infantile, notamment en réunissant chercheurs et intervenants sur le terrain. Le programme visera à améliorer les interventions à partir des connaissances scientifiques afin de venir en aide aux parents vulnérables en raison de conditions de vie défavorables.

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, s'est réjoui de l'inauguration de la chaire qu'il a qualifiée d'«unique au pays». Le budget de son programme de recherche s'élève à 3,5 millions $ sur sept ans.

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