À la demande notamment de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), qui s'est associée à la manif, les noms des rues empruntées seront transmises aux policiers, indique Louis-Philippe Boulianne, un des organisateurs du rassemblement.
La loi 78 oblige les organisateurs d'une manifestation de 50 personnes et plus à fournir l'itinéraire au moins huit heures à l'avance.
Depuis le mois de mars, des manifestations nationales ont eu lieu chaque 22 du mois à Montréal. Vendredi, des étudiants ont organisé un rassemblement parallèle à Québec, la veille de la Saint-Jean sur les plaines d'Abraham.
Mercredi, plus de 6000 personnes avaient affiché sur Facebook leur intention de participer à la manifestation. Mais selon M. Boulianne, il y aura beaucoup plus de participants. «Au sein du mouvement, le mot est vraiment passé qu'il y a une manif à Québec vendredi, dit-il. Il y a beaucoup de gens qui descendent de Montréal et de partout au Québec.»
«Comme une loi 78 2.0»
Louis-Philippe Boulianne estime que le règlement municipal encadrant les manifestations, qui a été adopté mardi dans le tumulte à Québec, va inciter encore davantage la population à marcher dans les rues de Québec. «Le règlement municipal, c'est comme une loi 78 2.0, dit-il. C'est clair que ça galvanise beaucoup les gens.»
En plus de la FECQ, la CLASSE, le Parti québécois, Québec solidaire, Option nationale et plusieurs syndicats ont donné leur appui à la manifestation, qui commence à 14h devant l'Assemblée nationale.