Mgr Lacroix approuve les fusions paroissiales

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En marge de la Fête interculturelle qui a eu lieu hier à l'église Saint-Ignace-de-Loyola, Mgr Gérald Cyprien Lacroix a pris la défense des regroupements paroissiaux, estimant qu'il n'est plus possible d'entretenir et de chauffer tous les édifices pour un petit nombre de pratiquants.

Le Soleil, Steve Deschênes

(Québec) Même si de petites communautés s'y sont opposées et ont écrit à l'Archevêché pour l'inviter à modifier sa décision, l'archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, a pris la défense des quatre fusions paroissiales en vigueur depuis le 1er janvier dans le diocèse de Québec.

«Nous ne sommes pas les premiers à faire des regroupements. Les caisses populaires et les municipalités l'ont fait elles aussi», a-t-il déclaré en marge de la Fête familiale et interculturelle qui avait lieu hier à l'église Saint-Ignace-de-Loyola à Beauport.

En décembre, les maires de Saint-Jacques-de-Leeds et de Saint-Pierre-de-Broughton, dans la région de Thetford Mines, déploraient le regroupement de leurs paroisses avec six autres paroisses et une desserte en une nouvelle mégaparoisse nommée Saint-Esprit-des-Pentes-Côtes, qui regroupe plus de 10 000 fidèles et dont le territoire représente environ le double de la superficie de la ville de Québec.

Les élus de ces deux municipalités d'environ 800 habitants avaient même écrit, en vain, à l'Archevêché en espérant que le décret adopté en novembre par le diocèse de Québec soit renversé avant sa mise en application le 1er janvier.

«Dans de petites communautés qui comptent quelques centaines de personnes, et quand on sait qu'il y a environ 15 % de pratiquants dans ces communautés, il est impensable de penser pouvoir entretenir des édifices qui coûtent très cher à chauffer. Ce n'est pas la même chose dans les pays d'Amérique du Sud où il n'y a pas d'hiver, mais c'est notre réalité à nous», a expliqué l'archevêque.

«Vous savez, je préfère sauver les communautés que les édifices. Et n'oublions pas qu'il n'y a pas toujours eu autant d'églises au Québec. C'est un résultat de la hausse des naissances enregistrée à partir de la fin des années 40. Ce qu'on voit maintenant est peut-être un retour à la normale», poursuit-il, ajoutant qu'il y aurait éventuellement des fermetures d'église dans les paroisses regroupées.

«Ça fait toujours mal de fermer des églises, mais souvent on n'a pas le choix. Et je rappelle que les regroupements paroissiaux se sont tous faits après consultation auprès des communautés concernées, un processus qui s'est déroulé sur une très longue période et qui comportait de nombreuses analyses», indique Mgr Lacroix.

Outre ceux de la paroisse Saint-Esprit-des-Pentes-Côtes, les fidèles de sept autres communautés du diocèse de Québec doivent également vivre avec une fusion paroissiale en ce début d'année. Dans Lotbinière, les paroisses Notre-Dame-du-Sacré-Coeur d'Issoudun et Saint-Janvier-de-Joly ont été fusionnées avec la paroisse de Saint-Flavien.

Dans Portneuf, quatre communautés font l'objet de deux regroupements. Les paroisses Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire ont été regroupées pour former la nouvelle paroisse de Notre-Dame-de-Portneuf. Les paroisses Sainte-Agnès-de Donnacona et Saint-Jean-Baptiste des Écureuils ont aussi été regroupées, créant la nouvelle paroisse de Notre-Dame-de-Donnacona.

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