Véronique Denys à la hauteur de son rêve

Véronique Denys, entourée de sa mère, Marie-Luce, et... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Véronique Denys, entourée de sa mère, Marie-Luce, et de son père, Alyre

Le Soleil, Patrice Laroche

(Québec) Véronique Denys, première Québécoise à avoir complété l'ascension des sept sommets, a repris le travail, hier matin, mais ce n'était pas pour autant une journée comme les autres. Tous ses collègues et sa famille s'étaient donné le mot pour célébrer sa réussite.

L'alpiniste a été accueillie à son arrivée au travail par des dizaines d'employés du bureau de Québec de Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT).

«Pour réussir un projet comme celui-là, a-t-elle confié, il fallait des partenaires de cordée sur la montagne et aussi, bien avant la montagne.»

Avec l'ascension du mont Vinson, voilà une semaine en Antarctique, elle a atteint le plus haut sommet de chacun des sept continents. «Quand j'avais commencé à penser aux sept sommets, a-t-elle raconté, j'étais prête à quitter mon emploi parce que j'étais convaincue qu'aucun employeur n'accepterait que je quitte trois mois pour grimper l'Everest.»

Pierre Lapointe, vice-président régional de RCGT, a raconté comment il a été amené à participer à ce projet personnel. «J'avais entendu parler d'une employée qui avait un projet important. Véronique est venue me rencontrer pour me faire part de son objectif. Nous l'avons appuyée et on lui a donné accès au réseau de nos clients et amis.»

En outre, des associés du bureau de RCGT ont eux-mêmes contribué financièrement à cette quête. «Chacun se doit de chercher à réaliser son plein potentiel, a souligné M. Lapointe. Véronique l'a fait en réalisant le projet le plus important de sa vie, avec passion, discipline et détermination.»

Joie et bonheur

Véronique Denys a aussi raconté au Soleil comment elle a vécu les derniers moments de cette longue aventure, à quelque 1000 km du pôle Sud.

«Quand j'ai aperçu le sommet du mont Vinson, je me suis dit : "C'est le septième", et là j'ai ressenti une forte émotion, qui m'a suivie jusqu'en haut. Mais une fois rendue au sommet avec le groupe de grimpeurs, je ne ressentais que de la joie. Tous ceux qui font le mont Vinson y vont pour faire les sept sommets, alors on se comprenait. J'étais la seule du groupe à avoir complété [les sept sommets]. Pendant la descente, j'y pensais beaucoup, mais je ressentais surtout du bonheur et de la fierté. C'était assez exceptionnel.»

Elle a aussi souligné l'appui inconditionnel de toute sa famille, «même si certains auraient aimé que j'aie une autre passion...» ajoute-t-elle, avec un sourire à l'endroit de sa mère, Marie-Luce. «Ma mère a 71 ans et elle a vécu énormément d'émotions, elle a eu mal et elle a eu peur pour moi, surtout sur l'Everest.»

Sa mère l'admet, «il y avait du danger, j'avais surtout peur qu'elle reste sur la montagne, et qu'on n'ait plus jamais de nouvelles d'elle, mais je n'ai jamais perdu confiance. Je suis très heureuse et j'ai beaucoup de joie dans mon coeur d'avoir partagé le rêve de Véro».

Son père, Alyre, lui reconnaît d'ailleurs «une grande force de caractère. Quand elle entreprend quelque chose, elle pousse l'expérience jusqu'au bout». Enfin, disent ses parents, Véronique ne s'est pas lancée dans cette aventure pour être la première Québécoise à la réaliser. Il s'agissait d'abord et avant tout pour elle d'un rêve personnel.

Pour plus d'info : www.veroniquedenys.com

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