«Indignés»: la Ville de Québec réévalue la situation

(Québec) La Ville de Québec, jusqu'à maintenant tolérante envers les indignés qui campent sur la place de l'Université-du-Québec, pourrait changer son discours dès aujourd'hui. Elle est présentement en train d'évaluer la situation à savoir si elle va continuer à tolérer ou non l'occupation illégale des lieux.

La sécurité et la responsabilité de la Ville en cas de dommages sont au centre des préoccupations des dirigeants municipaux. Mardi matin, un petit incendie s'est déclaré dans une tente. De plus, la firme Kevlar, propriétaire du stationnement situé sous la place, vient de remettre une mise en demeure à la Ville.

«Comme on est tolérant, Kevlar nous a informés qu'elle nous tiendra responsable s'il arrivait des dommages à la structure de leur bâtiment, à la membrane d'étanchéité de leur stationnement ou à leurs équipements annexes suite à l'occupation des lieux par les gens», a signalé Jacques Perron, porte-parole pour la Ville de Québec.

Le maire Régis Labeaume, qui sympathise avec les revendications des indignés, a laissé savoir mardi que les règlements municipaux allaient peut-être l'emporter sur son «coeur de citoyen».

Inspection

Une équipe de préventionnistes du Service de protection contre les incendies doit inspecter les installations du campement ce matin afin d'évaluer la dangerosité des lieux. La direction de la Ville prendra probablement sa décision quant au maintien ou non de la tolérance d'ici la fin de l'après-midi.

Mardi, lors de l'assemblée générale quotidienne, les indignés ont discuté de la possibilité d'être chassés de la place. En général, les occupants ne craignent pas l'expulsion.

«On n'a pas peur», soutient Yves, qui se présente comme un «vrai itinérant». «Pour le moment, on ne perçoit aucune raison de nous faire chasser. Tant qu'on n'en saura pas plus, nous allons continuer notre oeuvre et on ne va pas se laisser désorganiser», dit-il.

«Si c'est juste une question de sécurité, la Ville a juste à entrer en contact avec nous pour consolider les mesures de sécurité qu'on a déjà mises en place», mentionne une jeune dame, membre du comité politique. Elle souligne au passage que la sécurité a été renforcée depuis l'incident de mardi matin.

«Quelqu'un a apporté un extincteur de feu. On fait tout pour éviter les problèmes. On a même des veilleurs de nuit.»

Intimidation

Au campement, les indignés croient que l'incendie de mardi matin a sûrement été causé par des «indésirables», des «agents provocateurs».

«C'est une sorte d'intimidation», a lancé Éric Deneault, un des propriétaires de la tente touchée par le feu. Personne cependant ne détenait une information crédible qui confirmerait que cet incendie a bel et bien été déclenché de façon volontaire.

Avec la collaboration de Matthieu Boivin

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