L'avortement injustifié même en cas de viol, selon le cardinal Ouellet

Mgr Ouellet s'est adressé à environ 200 personnes... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Mgr Ouellet s'est adressé à environ 200 personnes réunies hier à l'hôtel Château Laurier pour le congrès Campagne Québec-Vie.

Le Soleil, Steve Deschênes

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Frédéric Denoncourt
Le Soleil

Invité d'honneur de Campagne Québec-Vie à l'occasion de la Journée internationale de la famille, le cardinal Marc Ouellet a soutenu hier que rien, pas même le viol, ne justifiait l'avortement, qui doit être considéré comme un crime «moralement», a-t-il tranché.

Pourquoi pousser une femme victime d'un crime à en commettre un à son tour? a demandé le cardinal à l'auditoire d'environ

200 personnes réunies à l'hôtel Château Laurier pour le congrès Campagne Québec-Vie qui avait pour thème Une lutte pour l'âme du Québec : deux visions du mariage et de la famille.

«Je comprends très bien qu'une femme violée vit un drame et qu'elle doit être aidée. Mais elle doit l'être par rapport à la créature qu'elle a dans son sein. Elle n'est pas responsable de ce qui lui arrive. C'est l'agresseur qui est responsable. Mais il y a déjà une victime. Est-ce qu'il faut en faire une autre?» a ajouté Marc Ouellet lors d'un point de presse après son allocution.

Est-ce à dire qu'on doit placer sur le même pied le meurtre et l'avortement? «Prendre la vie de quelqu'un d'autre, c'est toujours un crime moralement, a poursuivi le cardinal. Et c'est un être humain qui est dans le sein maternel.»

Invité à plusieurs reprises à dire s'il était en faveur de la criminalisation de l'avortement, le cardinal Ouellet est d'avis «qu'on a besoin de rouvrir cette question très sérieusement». Le Canada est un «des rares endroits au monde» où «l'enfant dans le sein maternel» n'a aucune protection, a continué M. Ouellet.

«Ce n'est pas universel, l'avortement légalisé.» Le cardinal a ajouté ne pas vouloir jeter la pierre aux femmes qui se font avorter, car plusieurs d'entre elles «subissent des pressions». Il a ensuite insisté sur la nécessité de rompre avec ce qu'il nomme «une culture de mort» où l'avortement et l'euthanasie occupent trop de place dans les esprits.

Le primat de l'Église catholique a félicité de nouveau le gouvernement Harper pour sa décision de ne pas financer les programmes pour la santé des femmes dans les pays du tiers-monde, dont des sommes pourraient être utilisées pour favoriser l'avortement.

Autres conférenciers

Le journaliste Michel Lizotte, auteur de L'homosexualité : les mythes et les faits, a pour sa part dénoncé la prépondérance des «athées sans foi ni loi» qui, contrairement aux «amis de Jésus», ne sont pas tenus de respecter la loi divine. Il a dit regretter le fait que, de nos jours, il est de plus en plus risqué de laisser son enfant se rendre seul dans un parc où pourraient se trouver des pédophiles. «Avec des amis de Jésus, nous n'aurions pas ce problème», a-t-il soutenu, ajoutant qu'il est important de «créer des milieux chrétiens et des institutions parallèles».

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