«Tout d'abord, et c'est peut-être le plus important, le tribunal français a reconnu aujourd'hui que l'Église de scientologie devait continuer ses activités religieuses en France», a réagi par courriel Karine Bélanger, responsable des relations publiques de l'Église de Québec. «Il n'a pas pu échapper à la réalité qu'il existe une large communauté de scientologues heureux de pratiquer leur religion.»
La porte-parole passe sous silence les condamnations pour escroquerie en bande organisée pour ne retenir que l'omission par le tribunal de demander l'arrêt des activités de l'Église, bien que cette omission soit, selon la présidente de la cour, un moyen d'éviter que l'activité se poursuive «hors du cadre légal».
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Mme Bélanger reprend textuellement le discours de l'Église de France qui se dit victime d'un «procès en hérésie, une inquisition des temps modernes, et ce, depuis le début». En début d'année, Le Soleil révélait que les scientologues de Québec s'apprêtaient à investir 4 millions $ dans la construction d'une église en plein coeur du Nouvo Saint-Roch, sur la rue Saint-Joseph. Questionnée à ce sujet hier, Mme Bélanger affirme que les travaux vont bon train, mais qu'aucune date n'a encore été fixée pour l'inauguration des locaux.