Québec veut en finir avec les usines à chiots

Le Groupe de travail sur le bien-être des... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le Groupe de travail sur le bien-être des animaux de compagnie, présidé par le député Geoffrey Kelley (à droite), a présenté ses conclusions, mercredi, au ministre de l'Agriculture, Claude Béchard.

Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Québec veut donner plus de dents aux lois encadrant la protection et le bien-être des animaux de compagnie. Rendre les lois plus sévères, redéfinir les conditions de garde acceptables pour pitou et minou, mais surtout, rendre les amendes remises aux contrevenants beaucoup plus salées... et dissuasives.

Le Groupe de travail sur le bien-être des animaux de compagnie, présidé par le député Geoffrey Kelley, a déposé son rapport et ses recommandations, mercredi, et souhaite mettre en place des mesures concrètes et immédiates pour remédier à certains problèmes relativement à la protection des animaux au Québec, comme les usines à chiots. À court terme, le nombre d'inspecteurs passera de 5 à 20 et leur formation débutera dès novembre. De plus, un million de dollars sera accordé, réparti entre les différentes SPA et SPCA de la province pour améliorer les installations d'accueil des animaux. Mais surtout, le gouvernement veut hausser de façon substantielle les amendes auxquelles s'exposent les gens reconnus coupables de cruauté envers les animaux. En comparaison, les amen­des pour de tels crimes, en Ontario, peuvent s'élever jusqu'à 60 000 $ et deux ans de détention. Au Québec, les amendes oscillent entre 600 $ et 1200 $...

«C'est nettement insuffisant, soutient le député Kelley, et il faut faire mieux pour changer l'image du Québec dans ce dossier.» Le dossier en question, c'est surtout celui des usines à chiots, dont plusieurs cas ont fait les manchettes, un peu partout au Québec, l'an dernier. C'est d'ailleurs ce qui avait mené à la création du Groupe de travail, suivant plusieurs manifestations de citoyens et une pétition de 55 000 noms demandant au gouvernement d'agir. Québec a consulté et s'est assis à la même table qu'une trentaine d'intervenants de 13 organismes différents concernés, de partout en province.

Le médecin vétérinaire Claude Martineau, de la SPA de Québec, qui a participé au Groupe de travail, est heureux de voir un résultat concret rapidement. «Mais ce qui me fait vraiment plaisir, c'est l'idée de réseautage, que tous les organismes concernés travaillent enfin ensemble dans un même but.» Le gouvernement du Québec chapeaute déjà ANIMA-Québec, créé en 2002 par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), et dédié à veiller à la protection, à la sécurité et au bien-être des animaux. Mais ses relations avec les autres organismes ont souvent été très difficiles et, lit-on dans le rapport, «caractérisées par la méfiance». On vise maintenant à éliminer les irritants et à faire travailler de concert tout ce beau monde.

À long terme, l'idée serait également de créer un registre officiel des éleveurs d'animaux de compagnie et surtout, d'établir des normes claires pour élaborer un permis en bonne et due forme, encadrant de façon précise la pratique des éleveurs. Et rendre enfin désuète l'expression «usines à chiots».

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