Selon un sondage réalisé l'an dernier auprès de 200 personnes, 40 % des gens qui ont pris part à l'événement provenaient de l'extérieur de la grande région de Québec. Plusieurs participants venaient de Montréal, mais aussi de la Mauricie, de Trois-Rivières, du Saguenay, de l'Ontario et même d'Europe. Avec les célébrations du 400e l'an dernier, il est difficile d'évaluer combien de personnes sont venues à Québec spécifiquement pour participer aux célébrations de la fierté gaie, mais il est clair que la Fête Arc-en-ciel attire plusieurs visiteurs dans la capitale, affirme son coordonnateur, Olivier Poulin.
Cette année, la rue Saint-Jean sera fermée à la circulation pour l'occasion, le samedi 5 septembre. Animation de rue, kiosques, vente de trottoir et spectacles sont au programme. Le lendemain, un brunch se déroulera à la place D'Youville à compter de 11h30, suivi d'une iPod Battle et d'un spectacle de «lutte» contre l'homophobie, qui mettra en scène de véritables lutteurs. La soirée se terminera par la performance de la drag queen V.NUS, qui reprendra les meilleurs succès de Madonna.
L'événement de cette année mise particulièrement sur la solidarité internationale, explique M. Poulin. «La solidarité est la meilleure réponse à la violence homophobe dont sont victimes des milliers d'être humains tous les jours de Moscou à Berlin, de Tel Aviv à Dakar et de Rio de Janeiro à L'Ancienne-Lorette», a-t-il déclaré en point de presse.
Financement
Les organisateurs aimeraient toutefois pouvoir compter sur un financement plus important. «On a beaucoup d'énergie et de créativité, la seule chose qui manque, c'est de l'argent», lance M. Poulin.
L'événement, qui dispose d'un budget d'à peine 50 000 $, n'est pas encore assez important pour avoir accès aux subventions du ministère québécois du Tourisme ou des programmes fédéraux, mais ce n'est qu'une question de temps, promet M. Poulin.
Pour l'instant, des commanditaires et la Ville de Québec contribuent à garnir la caisse. Une demande de subvention
a aussi été faite auprès du Fonds des événements de la Ville de Québec.
Olivier Poulin préfère par ailleurs ne pas trop commenter la récente décision du gouvernement fédéral, qui a refusé au festival montréalais gai Divers/Cité une subvention de 155 000 $. «Je ne sais pas [si c'est une décision philosophique]. Ça m'a révolté sur le coup, mais j'ai d'autres chats à fouetter», laisse-t-il tomber.
Pour en savoir plus, consultez : www.glbtquebec.org