Expo-sciences: le Premier Prix à une étudiante de Québec

La récipendiaire du Premier Prix au plus récent... (Jacinthe-Lory Bazinet)

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La récipendiaire du Premier Prix au plus récent Expo-sciences, Victoria Chouinard, a porté sur une méthode d'inventaire des poissons nommée ADNe (pour «ADN environnemental») et mise au point à l'Université Laval.

Jacinthe-Lory Bazinet

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(Québec) Ce qui a commencé par une simple expression de sa nature curieuse vient de se transformer en voyage au Brésil pour Victoria Chouinard. L'étudiante de l'école secondaire Saint-Jean-Eudes, à Charlesbourg, a en effet remporté plusieurs prix lors des finales québécoises des Exposciences, en fin de semaine, dont le Premier Prix Hydro-Québec.

Il s'agit là, pour reprendre les termes du communiqué de presse, des «grands honneurs» des Expo-sciences du Québec. Outre les bourses qu'elle s'est méritées, la jeune femme prendra part aux finales canadiennes à Régina, puis à l'Expo-sciences internationale qui aura lieu au Brésil, en août.

Le projet de Mme Chouinard, qui en était à sa troisième participation aux Expo-sciences, a porté sur une méthode d'inventaire des poissons nommée ADNe (pour «ADN environnemental») et mise au point à l'Université Laval. Son idée de base est que tout organisme laisse des parties de lui-même dans son environnement (écailles perdues, cellules qui «tombent», etc). L'ADNe consiste à profiter de l'extraordinaire sensibilité de la génétique moderne pour «lire» les bribes d'ADN que contient un simple échantillon d'eau, ce qui permet de faire l'inventaire des espèces présentes sans avoir à en capturer. C'est d'ailleurs cette technique qui a permis de prouver, tout récemment, que la carpe asiatique est désormais présente dans le fleuve Saint-Laurent.

«J'ai vraiment été surprise par le fait qu'on pouvait identifier des espèces sans avoir à les manipuler, et ça me touchait parce que quand on utilise des filets (méthode «classique» pour faire des inventaires d'espèces, NDLR), ça vient les perturber. On les sort de leur environnement et ça peut être nuisible. Alors ça m'a donné l'idée de comparer les deux méthodes, je voulais voir si on identifiait les mêmes espèces avec les deux», relate Mme Chouinard.

Pour le savoir, elle a échantillonné de l'eau de la rivière Saint-Charles en 10 points entre la décharge du lac Saint-Charles et le fleuve. Elle a ensuite eu l'aide du biologiste de l'UL Louis Bernatchez, un des «pères» de l'ADNe, pour «lire» l'ADN présent dans ses échantillons, puis elle a comparé les espèces identifiées avec des inventaires passés du ministère de l'Environnement, réalisés avec des filets.

Résultat : sur les 36 espèces que les filets du ministère ont capturées dans la Saint-Charles, l'ADNe de Victoria Chouinard en a «épinglé» 27. «Il faut tenir compte du fait que j'ai fait mon échantillonnage en une seule journée et j'ai pris un seul échantillon par site, alors que le ministère, c'est sur une base de 18 ans. Si j'avais pris plus d'échantillons et sur une plus longue période, j'aurais pu identifier plus d'espèces», explique l'étudiante.




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