18 millions $ pour la recherche à bord de l'Amundsen

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Depuis 2003, l'Amundsen a séjourné 1800 jours en mer, dans le Nord, parcourant l'équivalent de 8 fois la circonférence de la Terre.

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(Québec) Brise-glaces dont les recherches sont le plus souvent citées à l'international, l'Amundsen pourra augmenter de 28 % sa présence en mer d'ici 2022, grâce à une subvention de 18 millions $ du gouvernement fédéral.

La ministre canadienne des Sciences, Kirsty Duncan, était à l'Université Laval lundi pour faire l'annonce d'un coup de pouce à «une installation de recherche de calibre mondial».

«Après 2017, il n'y avait rien d'acquis pour l'Amundsen», rappelle le directeur scientifique du navire, Louis Fortier. Souffrant de sous-financement il y a deux ans, l'équipe avait même pensé à laisser le brise-glaces à quai un an sur deux, ce qui n'est toutefois pas arrivé.

Aujourd'hui, les scientifiques qui travaillent sur l'Amundsen voient l'avenir d'un très bon oeil, car les 18 millions $ représentent «le nerf de la guerre», selon M. Fortier. Le montant couvrira 40 % des coûts d'exploitation. La différence sera payée par les utilisateurs, soit des centres de recherche nationaux et internationaux. M. Fortier pense être en mesure de bonifier son équipe technique et d'augmenter la durée de certaines missions. 

En conférence de presse, M. Fortier a révélé que l'Amundsen profitait maintenant d'une très grande notoriété internationale. Une étude bibliométrique indépendante a comparé les recherches émanant de quatre grands brise-glaces (le Healy américain, le Polarstern allemand, le Oden européen et l'Amundsen canadien) et a conclu que ce sont les données recueillies par le navire canadien qui sont les plus souvent citées partout dans le monde. «On a été très agréablement surpris de voir que l'Amundsen arrivait en tête du peloton», a lancé M. Fortier. 

Ayant Québec comme port d'attache, l'Amundsen sillonne l'océan Arctique chaque été depuis 2003, amassant une grande quantité d'informations sur les changements climatiques. 

Il a également passé l'hiver deux fois dans le Grand Nord, soit en 2003-2004 et en 2007-2008. Selon M. Fortin, ces hivernations ont permis d'amasser des données «absolument cruciales». La communauté scientifique canadienne et internationale réclame d'ailleurs une troisième opération du genre, qui devrait se concrétiser en 2020-2021. 

Auparavant, en 2019, l'Amundsen restera en cale sèche pour subir des réparations et des améliorations qui visent l'extension de sa vie utile. Actuellement à Trois-Rivières, l'Amundsen reprendra le large au printemps. 

Au total, la ministre Duncan a annoncé lundi 328 millions $ en subventions à 17 centres ou installations de recherche liés à des universités canadiennes. Les fonds proviennent de la Fondation canadienne pour l'innovation.

Vers un Institut nordique

Jean-Yves Duclos, ministre fédéral responsable de la région de Québec, s'est réjoui de l'annonce lundi. «Ça garantit à l'Université Laval une place importante dans la recherche nordique jusqu'en 2022», a-t-il lancé. 

Questionné par les journalistes, M. Duclos a soutenu qu'une subvention du fédéral pour l'Institut nordique de l'Université Laval ne saurait tarder. «Les astres sont très bien alignés. Le gouvernement canadien est en contact étroit avec le gouvernement québécois [dans ce dossier].»

Sans s'avancer sur un échéancier, M. Duclos a indiqué qu'il ne restait que «quelques ficelles à attacher» avant une annonce officielle. 

Il y a un peu plus d'un an, le gouvernement provincial a annoncé qu'il accordait 30 millions $ pour la construction d'un nouveau pavillon pour abriter cet institut, en demandant au gouvernement fédéral d'égaler la somme. 

Le 1er novembre dernier, l'Institut nordique a officiellement lancé ses activités. Puis, le 12 décembre, le gouvernement du Québec a annoncé qu'il allait de l'avant avec la préparation des plans et devis de ce projet, qui coûtera au total 90 millions $, même si le fédéral n'a pas encore assuré sa contribution. 

Le vice-recteur Éric Bauce et le directeur scientifique de l'Institut Louis-Fortier se font toutefois rassurants. «On est à régler les derniers détails», soutient M. Fortier.

L'Amundsen en chiffres

22 laboratoires à bord

55 000 $ environ pour une journée d'activité 

1800 jours en mer depuis 2003

1400 personnes à bord depuis 2003

8 fois l'équivalent de  la circonférence de la Terre parcouru depuis 2003

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