Anglade veut attirer les jeunes vers les sciences

Le directeur du Collège François-de-Laval Marc Dallaire, et... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le directeur du Collège François-de-Laval Marc Dallaire, et la ministre Dominique Anglade regardent des élèves travailler à un projet en robotique dans le nouvel incubateur scientifique du collège.

Le Soleil, Yan Doublet

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Elle-même diplômée en génie, la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation Dominique Anglade estime qu'il reste encore du travail à faire pour attirer les jeunes Québécois, notamment les filles, vers les sciences.

Mme Anglade a fait cette déclaration mercredi lors de l'inauguration de l'incubateur scientifique et du nouveau programme bonifié en science du Collège François-de-Laval, pour lesquels le gouvernement du Québec a accordé une aide de 23 000 $ par l'intermédiaire du programme Nova-Science. «Nous avons investi 1 million $ au Québec cette année via ce programme. Il est important d'attirer les jeunes, notamment les filles, vers le secteur scientifique. Moi, quand j'ai diplômé en génie, nous n'étions que 20 % et je crois que ça n'a pas changé beaucoup aujourd'hui.

«Oui, chez les filles, il y a eu une amélioration dans le secteur de la santé, mais globalement il n'y a pas suffisamment de jeunes filles qui s'intéressent aux sciences. Il n'y a pas assez de jeunes Québécois tout court qui sont attirés par les sciences. Il y a une campagne de sensibilisation à faire, car il y a plein de secteurs [des sciences] où il n'y a aucun taux de chômage. C'est un domaine qui mène à tout», a poursuivi la ministre, saluant l'initiative du Collège François-de-Laval.

Le directeur du Collège, Marc Dallaire, voit aussi ces nouvelles initiatives comme des moyens d'inciter des jeunes à considérer des carrières scientifiques. Il rappelle d'ailleurs que plusieurs études confirment la baisse d'intérêt pour les disciplines scientifiques chez les jeunes du Québec et que la chaire de recherche sur l'intérêt des jeunes à l'égard des sciences et de la technologie de l'Université de Sherbrooke constate qu'un écart croissant se creuse entre la demande sociale et l'offre en expertise scientifique et technique.

«Pour stimuler l'intérêt envers les sciences, notre programme inclut deux thèmes dans chacune des quatre premières années du secondaire et quatre thèmes en cinquième secondaire. Chaque thème comprend une conférence donnée par un spécialiste, une visite d'un centre de recherche et une expérience supplémentaire dans un laboratoire avec le même spécialiste. Une autre expérience est également proposée pour ceux qui souhaitent aller plus loin», explique-t-il.

Quant à l'incubateur scientifique Louis-Hébert, installé dans l'ancienne morgue de la première faculté de médecine de l'Université Laval, il permettra aux élèves de monter des projets dans différents domaines scientifiques, notamment la robotique. «À partir de 2018, nous organiserons également un forum jeunesse provincial aux deux ans. Le premier aura comme thème l'innovation au service de la lutte aux changements climatiques», ajoute M. Dallaire.

Le déploiement du parcours scientifique et technologique au Collège François-de-Laval nécessitera des investissements dépassant le million de dollars au cours des cinq prochaines années, dont 800 000 $ proviennent de la Fondation du Collège, 100 000 $ de l'entreprise d'énergie éolienne Boralex et 110 000 $ de deux anciens élèves, Jean-Françoys Brousseau et Constance Raymond d'Outbox Technologies.

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