L'Institut nordique au travail, mais sans toit

Le biologiste et océanographe Louis Fortier... (Université Laval)

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Le biologiste et océanographe Louis Fortier

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(Québec) L'Institut nordique du Québec (INQ) s'est attelé à la tâche mardi en lançant trois chaires de recherche et en nommant le biologiste et océanographe Louis Fortier à sa tête. Ne manque qu'une subvention du gouvernement fédéral pour que l'Institut puisse s'offrir un toit.

M. Fortier est «l'homme tout désigné pour fédérer la recherche et la faire sortir des sentiers battus», a souligné le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, en conférence de presse.

Celui qui dirige déjà le réseau ArcticNet et est responsable du brise-glace de recherche Amundsen a de grandes visées pour l'Institut. «Au Canada, le momentum politique est très fort. La recherche nordique est à un nouveau tournant», a lancé M. Fortier.

Selon lui, le Québec a déjà développé une expertise dans le domaine et il doit maintenant exercer son leadership à travers tout le pays. M. Fortier ne veut pas faire «table rase», mais plutôt mettre en commun «les capacités existantes» des différentes universités et des Premières Nations, question de développer de façon «durable et éthique» le nord du pays.

Créé il y a deux ans, l'INQ lance pour la première fois trois chaires de recherche en même temps. L'Institut national de recherche scientifique (INRS) évaluera le potentiel géothermique du Nord, l'Université McGill s'intéressera au maintien de la faune dans un contexte de changements climatiques et l'Université Laval continuera quant à elle à se consacrer au développement durable des populations du Nord.

Nouveau pavillon

Pour réellement prendre son envol, l'INQ attend toujours une subvention du gouvernement fédéral, qui était «à portée de main» il y a un an, disait le recteur Denis Brière. Mais les libéraux n'ont toujours pas honoré leur promesse de subvention de 30 millions $ pour un nouveau pavillon qui serait construit sur le campus de l'Université Laval et qui réunirait tous les chercheurs de l'INQ. 

«Il faut être patient. J'ai appris à être patient avec le super PEPS, ça a pris 10 ans. J'espère que ça prendra pas 10 ans! Non, je pense qu'on va avoir des nouvelles bientôt», a souligné le recteur Denis Brière. 

En entrevue au Soleil ces dernières semaines, le ministre responsable de la région de Québec, Jean-Yves Duclos, a indiqué avoir «bon espoir qu'avec l'alignement des planètes», le dossier connaîtra un dénouement favorable. 

Pour M. Fortier, ce pavillon est essentiel pour que la collaboration entre les chercheurs prenne vraiment forme. Il serait aussi un lieu d'accueil pour les chercheurs du Nord ou les visiteurs internationaux qui s'intéressent à l'Arctique. 

Le gouvernement du Québec a déjà promis 30 millions $ pour ce pavillon, et l'Université Laval s'est engagée à aller chercher 15 millions $ en financement privé. Le projet total coûterait 75 millions $.

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