Nobel de physique: un beigne pour une tasse, une tasse pour un beigne

Le professeur Thors Hans Hansson fait une démonstration... (AP, Anders Wiklund)

Agrandir

Le professeur Thors Hans Hansson fait une démonstration sur les «isolants topologiques», le sujet de recherche qui a valu aux Britanniques David Thouless, Duncan Haldane et Michael Kosterlitz le prix Nobel de physique, mardi.

AP, Anders Wiklund

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Paris

Un spécialiste de topologie ne fait pas la différence entre un beigne et une tasse! C'est par cette boutade que certains scientifiques définissent la branche des mathématiques qui a valu mardi le Nobel à trois physiciens.

La topologie est l'étude de la forme d'un objet et de la façon dont elle peut changer par étirement, compression ou torsion, sans perdre ses propriétés de base.

«On peut s'imaginer jouer avec de la pâte à modeler, mais sans avoir le droit de couper la pâte», explique à l'AFP David Carpentier, chercheur CNRS au Laboratoire de physique de l'École normale supérieure de Lyon, en France. 

Avec cette approche, la tasse peut être remodelée en beigne : les deux sont considérés comme topologiquement similaires puisque chacun a un trou (l'anse de la tasse et le centre manquant du beigne). «Ce que nous voulons dire, c'est que tout objet que l'on peut obtenir par déformation de cette pâte est un seul objet», précise David Carpentier.

Trois Britanniques travaillant aux États-Unis, David Thouless, Duncan Haldane et Michael Kosterlitz, ont été récompensés pour leurs découvertes sur les phases de la matière, obtenues grâce à la topologie. «C'est un domaine difficile d'accès et contre-intuitif, qui a une image un peu ésotérique», admet David Carpentier.

Les trois lauréats ont été «les premiers à entrevoir que la topologie pourrait avoir une certaine pertinence en physique», note Manuel Asorey de l'Université de Saragosse. Grâce à cette méthode, ils ont pu comprendre des choses «invisibles». 

«Cela a été vraiment le coup de génie de ces physiciens. Il fallait vraiment utiliser ces outils pour décrire le changement de la matière dans les films supraconducteurs», explique David Carpentier.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer