La sociabilité du chien serait génétique

Les chercheurs de l'Université de Linköping en Suède... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les chercheurs de l'Université de Linköping en Suède ont étudié le comportement de 500 beagles.

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Agence France-Presse
Paris

Pourquoi le chien est-il le meilleur ami de l'homme? Cinq gènes de l'animal pourraient expliquer cette complicité particulière, selon une étude publiée jeudi dans la revue Scientific Reports du groupe Nature.

Le chien est le plus ancien animal de compagnie. Il a été domestiqué à partir de meutes de loups il y a environ 15 000 ans. Il s'est depuis largement adapté à sa vie de compagnon préféré, notamment en développant des capacités de sociabilité avec les humains.

Per Jensen de l'Université de Linköping en Suède et ses collègues ont étudié le comportement de 500 beagles, une race de chien originaire d'Angleterre rendue célèbre par Snoopy, le petit compagnon de Charlie Brown.

Les chiens ont été mis face à trois récipients remplis de friandises. Pour pouvoir se régaler, ils devaient en soulever les couvercles. Mais, problème, l'un des récipients avait été scellé.

Les chercheurs ont alors constaté que certains des chiens recherchaient le contact visuel avec l'homme, apparemment pour solliciter son aide.

Une évolution donc, puisque son ancêtre le loup cherchera à résoudre le problème lui-même, sans avoir l'idée de demander l'aide de l'homme.

«Cela prouve l'effet important de la domestication», explique à l'AFP Per Jensen.

Les chercheurs ont ensuite utilisé l'«association pangénomique» (GWAS en anglais, pour genome-wide association study) explorant le génome de 200 Beagles afin de trouver et localiser sur le génome des variations génétiques associées à ce comportement.

Ils en ont identifié cinq placés sur deux régions différente du génome.

«Nos résultats sont les premiers à identifier des gènes qui peuvent être responsables du changement de comportement social des chiens depuis la domestication», explique Per Jensen.

Selon le chercheur, soit ces gènes ont muté à la suite de la domestication, soit les mêmes variantes existent chez les loups, mais beaucoup plus rarement que chez les chiens.

Les tout premiers chiens domestiqués ayant sûrement été choisis parmi des loups possédant cette variante (pour leur don de sociabilité justement), elle s'est perpétué de génération en génération.

Quinze mille ans plus tard, il est donc logique qu'elle soit plus répandue chez les chiens que chez les loups.

De plus, selon les chercheurs, quatre de ces gènes sont aussi liés à des troubles sociaux chez l'homme, comme par exemple, l'autisme. «Cela suggère qu'il peut y avoir une base génétique commune pour le comportement social chez les chiens et les humains», souligne le chercheur.

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