Après une chicane de couple, les femmes mangent

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Une prise de bec avec leur conjoint amène certaines femmes à manger davantage quelques minutes après.

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(Québec) Une prise de bec avec leur conjoint amène certaines femmes à manger davantage quelques minutes après. La même discussion épineuse n'a toutefois pas cet effet sur les hommes.

C'est ce qui ressort d'une étude menée par des chercheuses de l'Université Laval et publiée en août dans la revue scientifique Eating Behaviors. «On se questionne beaucoup sur l'effet du stress sur la consommation de nourriture, et notre étude démontre qu'il y a un lien entre une interaction conjugale négative et la prise de poids, chez certaines femmes», explique Catherine Bégin, professeure à l'École de psychologie de l'Université Laval.

Menée de pair avec l'École de nutrition, l'étude a convié 80 couples hétérosexuels en laboratoire. Les chercheuses ont demandé aux conjoints de parler pendant 15 minutes d'aspects qu'ils aimeraient que l'autre change. «C'était pas de grosses chicanes de couple. On avait dit qu'il fallait que ça reste respectueux, mais ça a brassé», raconte Mme Bégin.

Les participants à l'étude étaient ensuite invités à goûter chacun de leur côté à diverses collations (friandises de chocolat, croustilles, bretzels et biscuits). Alors qu'ils croyaient participer à une étude sur l'humeur et le goût des aliments, l'équipe de recherche a plutôt mesuré la quantité d'aliments ingurgités par chacun.

Chez les hommes, la quantité d'aliments ingurgités variait surtout en fonction de la faim. Et l'humeur de ceux-ci n'a pas beaucoup été affectée par la prise de bec qu'ils venaient de vivre.

La discussion épineuse a eu plus d'effet sur les femmes étudiées, qui ont présenté un changement d'humeur plus prononcé. Chez certaines femmes, soit celles qui ont un indice de masse corporelle (IMC) élevé et celles qui s'imposent des restrictions alimentaires, cette mauvaise humeur s'est traduite par une consommation élevée de collations.

«Ces femmes-là ont beaucoup d'interdits dans leur tête, et les émotions négatives vont faire lever leurs inhibitions. On peut penser que plus la personne a des interactions difficiles avec son conjoint au quotidien, plus elle risque de prendre du poids», soutient Mme Bégin.

Pour la chercheuse, cette différence entre les hommes et les femmes provient du fait que les femmes sont plus nombreuses à se restreindre du côté de leur alimentation, et qu'elles sont aussi plus sensibles à une discussion conjugale animée.

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