Liens «évidents» entre changements climatiques et insectes ravageurs

Les chercheurs du Service canadien des forêts de... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque)

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Les chercheurs du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada, Louis De Grandpré et Pierre Bernier.

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Les habitudes des insectes ravageurs forestiers de la forêt boréale ne sont pas étrangères aux changements climatiques. «Des liens très évidents» ont été démontrés sur la Côte-Nord cette semaine, dans le cadre d'une conférence internationale sur le sujet.

Des scientifiques et chercheurs de plusieurs pays se sont réunis à Sept-Îles pendant cinq jours pour tenter de mieux comprendre l'impact du climat sur la répartition des insectes, qui malmènent la forêt. La Côte-Nord devenait le laboratoire parfait avec l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE), qui sévit depuis 2006.

«On constate que la tordeuse se déplace de plus en plus au nord, dans des régions où ces épidémies-là n'étaient pas possibles», explique le chercheur au Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada, Pierre Bernier. «On voit un impact du réchauffement». C'est d'ailleurs la première fois que le foyer se trouve sur la Côte-Nord.

Signal «assez clair»

«Le signal vers le nord est assez clair», poursuit-il. Impossible pour les scientifiques cependant de prédire si le réchauffement climatique permettra à la tordeuse de s'attaquer «de façon plus importante» à d'autres conifères de la forêt boréale, comme l'épinette noire, jusque-là assez épargnée à cause de son éclosion de bourgeon plus tardive.

«Ce qu'on ne sait pas, c'est si la tordeuse va réussir à s'adapter à l'épinette noire parce que l'épinette noire va aussi débourrer plus tôt en raison des changements climatiques», indique M. Bernier. Pour l'heure, la TBE fait principalement du ravage au sapin baumier, dont l'éclosion est synchrone entre le bourgeon de l'arbre et la larve de l'insecte.

Et les dommages de la tordeuse sur la forêt de la Côte-Nord, les chercheurs ont pu la constater de visu lors d'une sortie terrain, à quelque 65 kilomètres au nord de Baie-Comeau, une rare chance pour certains scientifiques qui s'intéressent à la question ailleurs dans le monde, assure M. Bernier.

«Des épidémies d'insectes, ce n'est pas partout, toujours. Quand on travaille sur un insecte dans son bureau loin de la forêt parfois, voir une épidémie en cours alors qu'on essaie de la comprendre de façon théorique dans notre labo, c'est réellement assez unique», explique le chercheur.

La conférence de l'Union internationale des Instituts des recherches forestières a permis un «bon brassage d'idées» et la création de nouvelles collaborations entre organismes et scientifiques du monde. Le Service canadien des forêts s'intéresse à l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette de la Côte-Nord depuis 10 ans.

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