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La fin des nids-de-poule?: des scientifiques travaillent sur un béton autoregénérant

Lors d'une récente présentation de son travail à... (Photo Patrice Laroche, archives Le Soleil)

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Lors d'une récente présentation de son travail à l'Assemblée législative britanno-colombienne, M. Gupta a affirmé que l'objectif était de concocter une variété de mélanges qui permettraient d'obtenir du béton qui ne se fissure jamais.

Photo Patrice Laroche, archives Le Soleil

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Dirk Meissner
La Presse Canadienne
Victoria

Des chercheurs de l'Université de Victoria, en Colombie-Britannique, tentent de consolider leur avance dans le développement d'un béton intelligent capable de s'autorégénérer, réduisant ainsi grandement les risques de catastrophes et prolongeant la durée de vie des édifices et des autres infrastructures.

Le professeur de génie civil Rishi Gupta a expliqué que son département effectuait des recherches pour élaborer une combinaison de matériaux pouvant produire un béton durable et à l'épreuve des fissures ainsi que des mélanges capables de réparer les lézardes.

Lors d'une récente présentation de son travail à l'Assemblée législative britanno-colombienne, M. Gupta a affirmé que l'objectif était de concocter une variété de mélanges qui permettraient d'obtenir du béton qui ne se fissure jamais.

«Si le béton décide tout de même de craquer, nous sommes en train de concevoir des systèmes intelligents qui auront la capacité de s'autorégénérer», a-t-il déclaré, précisant que le béton était le matériau de construction le plus utilisé au monde.

Le scientifique a révélé que ses recherches avaient deux buts principaux: fabriquer un béton qui ne se lézarde pas et surveiller la durée de vie des infrastructures construites en béton.

«Nous travaillons avec du béton auquel des fibres ont été ajoutées, a-t-il poursuivi. La Colombie-Britannique est un chef de file en matière de béton renforcé avec des fibres.»

Cendres et cellulose

Rishi Gupta a indiqué que son département testait la capacité du béton à s'autorégénérer en fonction des différentes quantités de fibres versées dans le mélange. Ces fibres comprennent des déchets industriels comme des cendres volantes et de la cellulose de bois.

«Nous avons un brevet qui a été récemment approuvé et nous possédons la seule technique au monde pouvant être utilisée pour mesurer la vitesse à laquelle des systèmes comme ceux-là s'autorégénèrent, a-t-il soutenu. Nous sommes en mesure de prédire la durée de vie du béton.»

Selon M. Gupta, les mélanges remédient aux fissures et prolongent la durée de vie du béton, ce qui est aussi bénéfique pour l'environnement.

«Le béton est considéré comme n'étant pas tellement durable parce que chaque tonne de béton produit environ une tonne de dioxyde de carbone, a-t-il dit. Si vous pouvez faire en sorte que votre structure dure plus longtemps, vous rendez le matériau plus durable.»

L'Université de Victoria planche également sur deux nouveaux outils pouvant mesurer la durée de vie et la solidité du béton dans les édifices et les autres infrastructures.

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