Un grand pas en avant à McGill sur les sursauts radio rapides

Pour étudier les sursauts radio rapides, Paul Scholz,... (Photo Seth Shostak, archives Associated Press/SETI Institute)

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Pour étudier les sursauts radio rapides, Paul Scholz, doctorant à l'Université McGill, a fouillé des données recueillies par le radiotélescope Arecibo, de Porto Rico, le plus grand du genre au monde.

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La Presse Canadienne
Montréal

Depuis qu'ont été détectés les tout premiers sursauts radio extragalactiques, il y a une dizaine d'années, ils sont demeurés un mystère pour la science.

Ces sursauts radio rapides (SRR) sont des ondes radio d'une durée de moins d'un millième de seconde en provenance de l'extérieur de la galaxie. Personne ne sait réellement ce qui les émet ni d'où ils viennent, mais de nouvelles recherches effectuées en partie par l'Université McGill ajoutent une pièce au casse-tête en suggérant la possibilité que le phénomène se répète.

Selon la directrice de l'Institut spatial de McGill, Vicky Kaspi, une découverte de cette importance est très rare en sciences. «C'est l'un de ces très rares moments où l'on peut crier "Eurêka!"» illustre-t-elle.

Un doctorant de l'université, Paul Scholz, a fait la découverte en novembre dernier durant ce qui devait être un projet d'analyse de données de routine.

En parcourant des données captées par un radiotélescope à Porto Rico, M. Scholz a remarqué que l'un des signaux captés était particulièrement clair, et qu'il était identique à un autre signal, enregistré précédemment, provenant du même endroit.

«Je suis devenu tout excité quand j'ai vu ça, je savais que c'était un grand pas en avant, une grosse affaire», s'est-il souvenu.

Alors que ses collègues se réunissaient autour de son ordinateur, M. Scholz a trouvé neuf autres répétitions du signal, toutes de la même source.

Cette découverte pourrait grandement contribuer à expliquer ce que sont ces signaux et d'où ils viennent. Cela pourrait avoir un grand impact sur la compréhension humaine de l'univers.

Les scientifiques savent que ces signaux sont communs. Pouvant se produire des milliers de fois par jour, ils traversent d'énormes distances cosmologiques. Leur source est également très puissante.

Mais, puisqu'ils semblent être des événements uniques, explique Mme Kaspi, on croit qu'ils sont causés par des événements «cataclysmiques», comme une explosion ou une collision d'étoiles. Toutefois, de tels événements ne pourraient causer des signaux répétés comme ceux qu'a vus Paul Scholz.

À présent, Vicky Kaspi et ses collègues explorent avec fébrilité les nouvelles possibilités.

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