Des nanoparticules pour soigner... les cours d'eau et les sols contaminés

Le chercheur Nicolas Bertrand veut utiliser des nanoparticules... (Image tirée du site www.nature.com)

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Le chercheur Nicolas Bertrand veut utiliser des nanoparticules pour retirer des polluants organiques de l'eau ou du sol. On cible les produits pharmaceutiques et les pesticides, par exemple.

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(Québec) Le chercheur Nicolas Bertrand, maintenant à l'Université Laval, voulait inventer des microbilles, invisibles à l'oeil nu, capables de livrer des médicaments dans le corps humain juste au bon endroit... Ses travaux ont toutefois bifurqué : il aurait finalement découvert un moyen de lessiver en profondeur des eaux usées et des sols contaminés!

Cette recherche, dont les résultats viennent d'être publiés dans le magazine scientifique Nature Communications, il l'a effectuée avant son retour au Québec. Formé en pharmacie, M. Bertrand était au Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Cambridge pour un post-doctorat. Avec une équipe d'étudiants-chercheurs, il espérait mettre au point des nanoparticules pouvant apporter les médicaments au lieu précis où il est requis, dans les cellules attaquées par le cancer, par exemple. On voulait aussi inventer un procédé afin d'éliminer ces microbilles de l'organisme du malade après le traitement, vulgarise-t-il en entrevue téléphonique.

On est ici dans un univers miniature. La nanoparticule qu'ils ont bâtie est «2500 fois plus petite que le diamètre d'un cheveu. C'est très petit, au-delà de ce que l'oeil humain peut percevoir.»

La troupe a finalement conçu des «billes de plastique» biodégradables qui ont la particularité de s'agglutiner les unes aux autres lorsqu'elles sont bombardées de rayons UV. Ainsi regroupées, on peut les récupérer pour les détruire.

Sauf qu'on ne peut pas mitrailler le corps humain affaibli des malades avec des rayons UV puissants, réputés cancérogènes. La technique est cependant largement utilisée dans l'industrie du traitement des eaux usées; souvent, les égouts sont épurés avec des ultraviolets.

C'est là que la technologie semble prometteuse, note Nicolas Bertrand. «Le procédé, c'est d'utiliser des nanoparticules pour retirer des polluants organiques de l'eau ou du sol.» On cible les produits pharmaceutiques et les pesticides, par exemple. 

Les petites billes absorbent la pollution. Puis on les stimule avec les UV. Ne reste qu'à les ramasser à la surface de l'eau.

C'est là l'avancée, ajoute le chercheur. En développant une nanoparticule qui peut être récupérée après utilisation, on évitera qu'elle se retrouve à son tour dans l'environnement en tant que polluant.

Et la suite? La technologie créée au MIT appartient au MIT. Il leur appartiendra de la faire fructifier.

Nicolas Bertrand a toutefois été embauché comme professeur adjoint à l'Université Laval. Il aura un laboratoire au Centre de recherche du Centre hospitalier de Québec. Il entend mettre à profit ses acquis pour pousser plus loin l'utilisation des nanoparticules, notamment en pharmacologie.

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