Le fédéral verse 7,6 millions $ à l'Amundsen

Le professeur Louis Fortier de l'Université Laval se réjouit... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le professeur Louis Fortier de l'Université Laval se réjouit tout particulièrement parce que cette subvention pour l'Amundsen se distingue par le fait que la moitié de la somme est allouée pour l'entretien des équipements scientifiques de pointe, une partie importante des dépenses de ce laboratoire sur mer.

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(Québec) Le brise-glace de recherche scientifique sur l'Arctique Amundsen pourra souffler un peu. Le gouvernement fédéral injecte 7,6 millions $ sur trois ans pour les opérations et l'entretien de l'équipement de cet important centre de recherche flottant dirigé par le professeur Louis Fortier de l'Université Laval.

Financer le travail de recherche dans le Nord sur ce navire de la Garde côtière coûte cher. Très cher. Pas moins de 55 000 $ par jour d'expédition.

Devant le sous-financement chronique du brise-glace qui a mis le cap sur l'Arctique pour la première fois en 2003, le comité directeur de l'Amundsen craignait dès 2013 devoir laisser le navire au quai une année sur deux. La subvention annoncée vendredi par le ministre d'État à la Science et à la Technologie, Ed Holder, vient chasser ce nuage. Pour un temps, du moins.

«Arrêter une année sur deux aurait été dévastateur pour le programme de recherche. Avec cette subvention, on va éviter cette situation pour au moins les trois ou quatre prochaines années», s'est réjoui Louis Fortier en marge de la conférence de presse sur l'annonce des 7,6 millions $. Cette somme représente près de 30 % des 25 millions $ versés par la Fondation canadienne pour l'innovation annoncés vendredi. Au total, neuf projets sont financés au Canada, dont trois au Québec.

Louis Fortier se réjouit tout particulièrement parce que cette subvention pour l'Amundsen se distingue par le fait que la moitié de la somme est accordée pour l'entretien des équipements scientifiques de pointe, une partie importante des dépenses de ce laboratoire sur mer.

«Là où ça faisait le plus mal est dans l'entretien des équipements scientifiques. Pour la première fois, on a un budget conséquent avec cette demande et c'est extrêmement intéressant pour nous», a expliqué le professeur du Département de biologie de l'Université Laval qui est aussi directeur scientifique du réseau de centres sur la recherche nordique ArcticNet.

Il reste que ce 7,6 millions $ ne couvrent qu'environ 20 % des frais du navire scientifique. Le reste du financement continuera de provenir de différentes subventions et partenariats internationaux.

Parmi les projets à venir pour l'Amundsen se trouve notamment le suivi d'une étude amorcée en 2004 sur la santé des Inuits.

 

=> L'Amundsen en bref

  •  Construit en 1979 et modernisé en 2002-2003 par le chantier maritime Les Méchins pour le transformer en centre de recherche
  • Longueur : 98,33 mètres
  • Largeur : 19,51 mètres
  • 2003-2004 Première mission scientifique dans l'Arctique, le NGCC Amundsen reste en mer pendant 390 jours, sans escale.
  • Capacité maximale de 83 personnes, dont 30 à 40 membres d'équipage et 43 membres du personnel scientifique
  • Le NGCC Amundsen, propriété de la Garde côtière canadienne, a une double vocation. En plus de servir à la recherche durant 152 jours par an de la mi-mai à la mi-novembre, l'organisme fédéral l'utilise comme brise-glace pour ses propres activités de déglaçage ou d'escorte pendant 141 jours en hiver.
Source : www.amundsen.ulaval.ca

Silence sur les changements climatiques

La principale mission de l'Amundsen est la recherche sur les changements climatiques. Or, hier, le ministre Ed Holder n'a pas dit un mot sur ce volet lors de son allocution en conférence de presse. Questionné en marge de l'annonce, le ministre conservateur a assuré que les changements climatiques

«c'est très important», a-t-il dit en soulignant aussi la position stratégique de l'Arctique pour le gouvernement canadien.

Le directeur de l'Amundsen, le professeur de biologie Louis Fortier, reconnaît que les questions environnementales étaient absentes du discours du ministre. Mais le chercheur ne s'en formalise pas, car, dit-il, la mission du navire reste la même.

«Il y a certainement une question idéologique. Mais malgré que le gouvernement conservateur ne veut pas parler de changements climatiques, nous, on travaille à l'adaptation aux changements, qu'ils soient positifs ou négatifs. Que ce soit pour l'ouverture d'une nouvelle mine ou l'accès à de nouvelles ressources d'extraction. Ça, les fonds sont là pour s'en occuper.»

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