Rendez-vous avec une comète: une société canadienne joue un rôle crucial

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Bien qu'il s'agisse d'un objet relativement petit d'environ quatre kilomètres de diamètre, la comète voyage à une vitesse allant jusqu'à 135 000 km/h.

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Peter Rakobowchuk
Le Soleil

(Montréal) Une petite entreprise canadienne joue un grand rôle dans la mission Rosetta de l'Agence spatiale européenne, la première dans l'histoire à avoir un rendez-vous avec une comète.

L'agence espère lancer un module atterrisseur, de la taille d'un petit réfrigérateur, sur la surface d'une comète dans les prochains jours - un essai sans précédent.

La mission est menée avec l'aide de l'entreprise de Saskatoon SED Systems, responsable de la construction de trois stations terrestres utilisées pour communiquer avec l'astronef Rosetta.

L'orbiteur fait le tour actuellement de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, qui a été désignée en l'honneur de ses découvreurs astronomes. Le premier objectif de la mission est de contribuer à comprendre l'origine et l'évolution du système solaire.

Denis Sirois, gérant des affaires pour SED Systems, a mentionné récemment en entrevue que SED était impliquée dans le projet depuis la livraison du premier satellite en 2001. La première station de poursuite a été construite à New Norcia, qui est près de Perth, dans l'ouest de l'Australie. La construction des deux autres a suivi, à Cebreros, en Espagne, en 2006 puis à Malargüe, en Argentine, en 2013.

Le coût total des trois stations et de leurs satellites de 35 mètres se situe entre 80 millions $ et 100 millions $. Responsables de SED et scientifiques attendent désormais avec impatience l'opération mercredi prochain, environ trois mois après que l'aéronef de 2900 kilogrammes eut fait son approche de la comète.

La prochaine étape est l'envoi par l'orbiteur du module atterrisseur de 100 kilogrammes.

Le module Philae tentera alors de se poser sur la surface glacée à l'aide de harpons.

La comète, qui compte une «tête» et un «corps» séparés par un cou étroit, a été comparée à un canard en caoutchouc.

Bien qu'il s'agisse d'un objet relativement petit d'environ quatre kilomètres de diamètre, la comète voyage à une vitesse allant jusqu'à 135 000 km/h.

M. Sirois a souligné que depuis le lancement de l'orbiteur Rosetta en mars 2004, les communications doivent être planifiées «des jours et des semaines» en avance.

«Rosetta a atteint une distance maximale à partir de la Terre d'un milliard de kilomètres, a exposé M. Sirois, joint à son bureau en Saskatchewan. Alors le temps de transmission entre la Terre et le satellite se situe entre 30 et 50 minutes.»

Ainsi, lors de l'envoi d'une commande, les responsables doivent s'assurer de «pointer dans le vide un peu devant le satellite», pour tenir compte du mouvement de l'engin durant le temps de transmission.

«C'est un peu comme Wayne Gretzky avait l'habitude de dire: «Vous ne passez pas la rondelle où se trouve le joueur, mais plutôt à l'endroit où il se trouvera'», a illustré M. Sirois.

Les stations terrestres de SED sont sous le contrôle du Centre européen des opérations spatiales, situé à Darmstadt en Allemagne.

M. Sirois a souligné que la petite entreprise de la Saskatchewan, avec ses 250 employés, avait fait face à une rude concurrence pour le contrat de la part d'un consortium italien et d'autres groupes européens en 2001. Il a dit croire que la collaboration étroite avec l'Agence spatiale canadienne avait porté ses fruits.

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