Le Canada à la recherche de vie extraterrestre

En avril dernier, une planète de la taille... (AP/NASA)

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En avril dernier, une planète de la taille de la Terre a été découverte dans la «zone habitable» de son étoile, soit à une distance permettant l'existence de températures propices à la vie.

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Peter Rakobowchuk
Le Soleil

(Montréal) Le Canada contribue à la fabrication d'un nouveau télescope spatial qui, affirme un scientifique, pourrait aider à la recherche de signes de vie extraterrestre.

L'Agence spatiale canadienne (ASC) fournira une série d'instruments pour le télescope spatial James Webb, un projet de 8 milliards $ devant être lancé en 2018.

Parmi les contributions canadiennes, on compte deux caméras et l'un des quatre instruments scientifiques embarqués à bord du télescope.

Selon Sara Seager, une professeure d'astronomie et de physique au MIT originaire de Toronto, «beaucoup de choses dépendent de ce télescope - y compris la possible découverte de vie extraterrestre».

«Nous avons effectivement une chance de trouver des traces de vie, mais ce serait comme de gagner à la loterie cinq fois d'affilée. Je crois que dans les 10 prochaines années, nous aurons la capacité de trouver des signes de vie sur une exoplanète - s'il en existe.»

Depuis les années 1990, plusieurs centaines d'exoplanètes - des planètes situées dans des systèmes solaires autres que le nôtre - ont été détectées par des engins spatiaux.

En avril dernier, une planète de la taille de la Terre a été découverte dans la «zone habitable» de son étoile, soit à une distance permettant l'existence de températures propices à la vie.

Comme l'indique Mme Seager, placée en 2012 sur la liste du magazine Time des 25 experts les plus influents dans le domaine spatial, les scientifiques se concentrent sur la découverte de gaz dans les atmosphères planétaires.

«Nous savons que la vie sur Terre, y compris les humains jusqu'à un certain point, produit des gaz comme produit résiduel de l'existence, et voilà ce que nous cherchons.»

Si les planètes telluriques pouvant abriter de la vie sont très répandues, Mme Seager a souligné que les astronomes et astrophysiciens ne tentent pas de trouver de petits bonshommes verts.

Ce penchant pour les exoplanètes reçoit l'appui de Jill Tarter, une experte qui, tout comme Mme Seager, s'exprimera la semaine prochaine à Montréal dans le cadre d'un symposium organisé par l'Université McGill sur le thème «Sommes-nous seuls ?».

Mme Tarter est mieux connue pour son implication dans le programme SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence). Dans le cadre de ce projet, les cieux sont examinés par des radiotélescopes depuis les années 1980.

La scientifique ne veut cependant pas dire si elle croit qu'il existe de la vie ailleurs que sur Terre, préférant laisser la communauté spatiale faire son travail.

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